Fonction Exponentielle Base E
TERMINALE-STI2D • MATHS — Learna
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Cours — Équations dans \(\mathbb{C}\)
Équations du premier degré dans \(\mathbb{C}\) • équations du type \(z^2=a\) avec \(a\in\mathbb{R}\) • utilisation de \(i^2=-1\) • factorisation • interprétation géométrique simple dans le plan complexe.
1) Objectifs et plan de travail
Compétences attendues
- Résoudre une équation du type \(az+b=0\) avec \(a\neq 0\).
- Utiliser correctement la relation fondamentale \(\boxed{i^2=-1}\).
- Résoudre des équations du type \(\boxed{z^2=a}\) avec \(a\in\mathbb{R}\).
- Factoriser des expressions simples dans \(\mathbb{C}\).
- Associer une solution complexe à un point du plan complexe.
Pièges fréquents
- Écrire à tort \(i^2=1\) au lieu de \(i^2=-1\).
- Oublier qu’une équation \(z^2=a\) peut admettre deux solutions.
- Confondre une solution réelle avec une solution complexe.
- Oublier de vérifier la solution obtenue dans l’équation initiale.
Réflexe de base : je simplifie proprement, j’utilise \(i^2=-1\) au bon moment, puis je conclus avec l’ensemble des solutions.
2) Rappels sur les nombres complexes
Écriture algébrique
Tout nombre complexe s’écrit
\[
z = a+ib \qquad \text{avec } a,b\in\mathbb{R}.
\]
\(a\) est la partie réelle, \(b\) est la partie imaginaire.
Relation fondamentale
\[
i^2 = -1
\]
C’est cette relation qui permet de simplifier tous les calculs comportant \(i\).
Exemple 1 — Simplifier une puissance de \(i\)
Calculer \(i^3\).
- \(i^3=i^2\times i\)
- donc \(i^3=-1\times i\)
- ainsi \(\boxed{i^3=-i}\)
Exemple 2 — Développer \((2+i)^2\)
\[
(2+i)^2 = 2^2 + 2\times 2\times i + i^2
\]
\[
(2+i)^2 = 4+4i-1 = 3+4i.
\]
Donc
\[
\boxed{(2+i)^2 = 3+4i.}
\]
3) Équations du premier degré dans \(\mathbb{C}\)
Forme générale
Une équation du premier degré dans \(\mathbb{C}\) s’écrit
\[
az+b=0 \qquad \text{avec } a\neq 0.
\]
Elle admet une unique solution :
\[
\boxed{z=-\frac{b}{a}}.
\]
Méthode
- Isoler le terme contenant \(z\).
- Diviser par le coefficient de \(z\).
- Simplifier en forme algébrique si besoin.
Cas simple
Pour
\[
2z+6=0,
\]
on obtient
\[
2z=-6 \quad \Longrightarrow \quad z=-3.
\]
Exemple 3 — Résoudre \(2z+5=0\)
\[
2z+5=0
\]
\[
2z=-5
\]
\[
z=-\frac{5}{2}.
\]
Donc
\[
\boxed{S=\left\{-\frac{5}{2}\right\}}.
\]
Exemple 4 — Résoudre \((1-i)z+(3+i)=0\)
\[
(1-i)z+(3+i)=0
\]
\[
(1-i)z=-(3+i)
\]
\[
z=\frac{-(3+i)}{1-i}.
\]
On rationalise :
\[
z=\frac{-(3+i)(1+i)}{(1-i)(1+i)}.
\]
Au dénominateur :
\[
(1-i)(1+i)=1-i^2=2.
\]
Au numérateur :
\[
-(3+i)(1+i)=-(3+3i+i+i^2)=-(2+4i).
\]
Donc
\[
z=\frac{-2-4i}{2}=-1-2i.
\]
Finalement
\[
\boxed{S=\{-1-2i\}}.
\]
4) Équations du type \(\boldsymbol{z^2=a}\) avec \(a\in\mathbb{R}\)
Cas 1 : \(a>0\)
Les solutions sont réelles :
\[
\boxed{z=\pm \sqrt{a}}
\]
Cas 2 : \(a=0\)
L’unique solution est
\[
\boxed{z=0}
\]
Cas 3 : \(a<0\)
Si \(a=-\alpha\) avec \(\alpha>0\), alors
\[
\boxed{z=\pm i\sqrt{\alpha}}
\]
| Équation | Solutions |
|---|---|
| \(z^2=9\) | \(-3\) et \(3\) |
| \(z^2=0\) | \(0\) |
| \(z^2=-16\) | \(-4i\) et \(4i\) |
Exemple 5 — Résoudre \(z^2=25\)
Comme \(25>0\),
\[
z=\pm \sqrt{25}=\pm 5.
\]
Donc
\[
\boxed{S=\{-5;5\}}.
\]
Exemple 6 — Résoudre \(z^2=-9\)
Comme \(-9<0\),
\[
z^2=-9 = -(9).
\]
Donc
\[
z=\pm i\sqrt{9}=\pm 3i.
\]
Finalement
\[
\boxed{S=\{-3i;3i\}}.
\]
Exemple 7 — Résoudre \(z^2+4=0\)
\[
z^2+4=0
\]
\[
z^2=-4
\]
Donc
\[
z=\pm 2i.
\]
On obtient
\[
\boxed{S=\{-2i;2i\}}.
\]
5) Équations se ramenant à une factorisation
Principe
Comme dans \(\mathbb{R}\), si une équation peut s’écrire
\[
(z-z_1)(z-z_2)=0,
\]
alors ses solutions sont
\[
\boxed{z=z_1 \quad \text{ou} \quad z=z_2}.
\]
Exemple 8 — Résoudre \(z^2-5z+6=0\)
On factorise :
\[
z^2-5z+6=(z-2)(z-3).
\]
Donc
\[
(z-2)(z-3)=0.
\]
Ainsi,
\[
z=2 \quad \text{ou} \quad z=3.
\]
Finalement
\[
\boxed{S=\{2;3\}}.
\]
Exemple 9 — Résoudre \(z^2+1=0\)
\[
z^2+1=0
\]
\[
z^2=-1
\]
Donc
\[
z=\pm i.
\]
On peut aussi écrire
\[
z^2+1=(z-i)(z+i).
\]
Ainsi
\[
\boxed{S=\{-i;i\}}.
\]
6) Interprétation géométrique simple
Affixe et point
Au nombre complexe
\[
z=a+ib
\]
on associe le point \(M(a;b)\) du plan complexe.
Lecture des solutions
Résoudre une équation dans \(\mathbb{C}\), c’est déterminer un ou plusieurs points du plan complexe.
Exemple 10 — Lire les solutions de \(z^2=-4\)
Les solutions sont
\[
z=-2i \quad \text{et} \quad z=2i.
\]
Elles correspondent aux points
\[
A(0;-2) \quad \text{et} \quad B(0;2).
\]
Ces deux points sont situés sur l’axe imaginaire.
7) Méthode générale
Étape 1
Identifier le type d’équation :
- premier degré,
- \(z^2=a\),
- équation factorisable.
Étape 2
Isoler \(z\) ou \(z^2\), ou factoriser si possible.
Étape 3
Utiliser correctement
\[
i^2=-1.
\]
Étape 4
Donner clairement l’ensemble solution \(S\), puis interpréter éventuellement les solutions dans le plan.
À ne jamais oublier : dans une équation du type \(z^2=a\), penser aux deux solutions opposées lorsqu’elles existent.
8) Formulaire express
| Situation | Résultat |
|---|---|
| \(az+b=0\), \(a\neq 0\) | \(z=-\dfrac{b}{a}\) |
| \(z^2=a\), \(a>0\) | \(z=\pm \sqrt{a}\) |
| \(z^2=0\) | \(z=0\) |
| \(z^2=-a\), \(a>0\) | \(z=\pm i\sqrt{a}\) |
| \(i^2\) | \(-1\) |
| \(i^3\) | \(-i\) |
| \(i^4\) | \(1\) |