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Cours — Suites numériques et récurrence
Terminale Spé Maths : suites explicites et récurrentes, suites arithmétiques, géométriques et arithmético-géométriques, variations, bornes, convergence, limites, raisonnement par récurrence, algorithmes de seuil et méthodes Bac.
1) Objectifs et plan du chapitre
Ce qu’il faut savoir faire
  • Reconnaître une suite explicite, récurrente, arithmétique ou géométrique.
  • Étudier les variations d’une suite avec une différence ou un quotient.
  • Montrer qu’une suite est majorée, minorée, ou bornée.
  • Utiliser le théorème : suite monotone et bornée ⇒ convergente.
  • Déterminer une limite de suite explicite ou récurrente.
  • Rédiger une preuve par récurrence proprement.
  • Traiter les suites de type \(u_{n+1}=f(u_n)\) avec la méthode du point fixe.
  • Résoudre un problème de seuil avec un algorithme ou les logarithmes.
Pièges fréquents
  • Une suite bornée n’est pas forcément convergente.
  • On ne peut pas résoudre \(L=f(L)\) sans avoir d’abord justifié la convergence.
  • Pour passer à la limite dans \(u_{n+1}=f(u_n)\), il faut que \(f\) soit continue sur l’intervalle étudié.
  • Si \(q<-1\), on ne dit pas que \(q^n\to +\infty\) : la suite n’a pas de limite.
  • En récurrence, il faut toujours écrire : initialisation, hérédité, conclusion.
Réflexe Bac : dans un exercice sur une suite récurrente, on pense presque toujours à : intervalle stable, monotonie, bornes, convergence, continuité, puis limite.
2) Définition et modes de définition
Définition
Une suite réelle \((u_n)\) associe à chaque entier \(n\), à partir d’un certain rang, un nombre réel \(u_n\).
\[ (u_n)_{n\ge n_0} \qquad\text{avec}\qquad u_n\in\mathbb{R}. \]
Une suite est donc une fonction dont la variable est un entier naturel : les points sont isolés.
Deux grands modes de définition
  • Suite explicite : \(u_n=f(n)\).
  • Suite récurrente : on donne un premier terme, puis une relation liant \(u_{n+1}\) à \(u_n\).
\[ u_n=\frac{2n+1}{n+3} \qquad\text{(explicite)} \] \[ u_{n+1}=\frac{u_n+2}{3},\quad u_0=10 \qquad\text{(récurrente)} \]
Exemple — reconnaître le type de suite
  • \(u_n=5-3n\) : suite explicite.
  • \(u_{n+1}=2u_n-4\) avec \(u_0=1\) : suite récurrente.
  • \(u_{n+1}=u_n+7\) : suite arithmétique de raison \(7\).
  • \(u_{n+1}=0{,}6u_n\) : suite géométrique de raison \(0{,}6\).
3) Suites usuelles : arithmétiques et géométriques
A) Suite arithmétique
Une suite \((u_n)\) est arithmétique s’il existe un réel \(r\) tel que, pour tout \(n\), \[ u_{n+1}=u_n+r. \]
Élément Formule / propriété
Raison \(r=u_{n+1}-u_n\)
Expression explicite \(u_n=u_0+nr\) ou \(u_n=u_p+(n-p)r\)
Variations \(r>0\) : croissante ; \(r<0\) : décroissante ; \(r=0\) : constante
Limite \(r>0\Rightarrow u_n\to +\infty\) ; \(r=0\Rightarrow u_n=u_0\) ; \(r<0\Rightarrow u_n\to -\infty\)
Somme \(\displaystyle \sum_{k=0}^{n}u_k=\frac{(n+1)(u_0+u_n)}{2}\)
B) Suite géométrique
Une suite \((u_n)\) est géométrique s’il existe un réel \(q\) tel que, pour tout \(n\), \[ u_{n+1}=q\,u_n. \]
Cas particulier : si \(u_0=0\), alors \(u_n=0\) pour tout \(n\), quelle que soit la raison \(q\). La suite est donc constante et converge vers \(0\).
Élément Formule / propriété
Raison \(\displaystyle q=\frac{u_{n+1}}{u_n}\) si \(u_n\neq 0\)
Expression explicite \(u_n=u_0q^n\) ou \(u_n=u_pq^{n-p}\)
Comportement de \(q^n\) \[ \lim_{n\to+\infty}q^n= \begin{cases} 0 & \text{si } -1<q<1,\\ 1 & \text{si } q=1,\\ +\infty & \text{si } q>1,\\ \text{n'existe pas} & \text{si } q\le -1. \end{cases} \]
Rôle de \(u_0\) Si \(-1<q<1\), alors \(q^n\to0\), donc \(u_0q^n\to0\), quel que soit \(u_0\). Si \(q>1\), alors \(q^n\to+\infty\) : donc \(u_0q^n\to+\infty\) si \(u_0>0\), et \(u_0q^n\to-\infty\) si \(u_0<0\). Si \(q\le -1\) et \(u_0\neq0\), la suite n’a pas de limite.
Somme simple \[ 1+q+\cdots+q^n= \begin{cases} \dfrac{1-q^{n+1}}{1-q} & \text{si } q\neq 1\\[6pt] n+1 & \text{si } q=1 \end{cases} \]
Somme générale \[ u_0+u_1+\cdots+u_n= \begin{cases} u_0\dfrac{1-q^{n+1}}{1-q} & \text{si } q\neq1,\\[6pt] (n+1)u_0 & \text{si } q=1. \end{cases} \]
Attention : pour \(q<-1\), les valeurs absolues deviennent très grandes mais les signes alternent. La suite n’a donc pas de limite.
Exemple — déterminer la nature d’une suite

1) \(u_n=7+4n\)

\[ u_{n+1}-u_n=(7+4(n+1))-(7+4n)=4. \] La différence est constante : la suite est arithmétique de raison \(4\).

2) \(v_n=3\cdot 2^n\)

\[ \frac{v_{n+1}}{v_n}=\frac{3\cdot 2^{n+1}}{3\cdot 2^n}=2. \] Le quotient est constant : la suite est géométrique de raison \(2\).

4) Variations et bornes d’une suite
Étudier la monotonie
Pour savoir si une suite est croissante ou décroissante, on étudie souvent :
\[ u_{n+1}-u_n \] ou parfois \[ \frac{u_{n+1}}{u_n} \] lorsque les termes sont strictement positifs.
Bornes
  • \((u_n)\) est majorée s’il existe \(M\) tel que \(u_n\le M\).
  • \((u_n)\) est minorée s’il existe \(m\) tel que \(u_n\ge m\).
  • \((u_n)\) est bornée si elle est majorée et minorée.
Théorème fondamental
  • Une suite croissante et majorée est convergente.
  • Une suite décroissante et minorée est convergente.
Attention : une suite bornée n’est pas toujours convergente. Exemple classique : \[ u_n=(-1)^n \] est bornée mais ne converge pas.
Exemple — étude de monotonie

Soit \(u_n=\dfrac{n}{n+1}\).

\[ u_{n+1}-u_n =\frac{n+1}{n+2}-\frac{n}{n+1} =\frac{(n+1)^2-n(n+2)}{(n+1)(n+2)} =\frac{1}{(n+1)(n+2)} >0. \]

Donc \((u_n)\) est strictement croissante.

De plus, \[ 0\le \frac{n}{n+1}<1. \] Elle est majorée par \(1\), donc convergente.

5) Limites de suites
Suites explicites
  • \(\dfrac{1}{n}\to 0\)
  • \(n\to +\infty\)
  • \(n^\alpha\to +\infty\) si \(\alpha>0\)
  • \(q^n\to 0\) si \(-1<q<1\)
  • \(q^n\to +\infty\) si \(q>1\)
  • \(q^n\) n’a pas de limite si \(q\le -1\).
Pour une fraction rationnelle en \(n\), on divise en général numérateur et dénominateur par la plus grande puissance de \(n\).
Suites récurrentes
Si on a montré que \((u_n)\) converge vers \(L\), si \[ u_{n+1}=f(u_n), \] et si \(f\) est continue sur l’intervalle étudié, alors : \[ L=f(L). \]
Il faut d’abord justifier la convergence avant de résoudre l’équation du point fixe.
Opérations sur les limites
Lorsque les limites sont finies et que les opérations sont définies :
  • si \(u_n\to \ell\) et \(v_n\to m\), alors \(u_n+v_n\to \ell+m\) ;
  • si \(u_n\to \ell\) et \(v_n\to m\), alors \(u_nv_n\to \ell m\) ;
  • si \(u_n\to \ell\), \(v_n\to m\) et \(m\neq0\), alors \(\dfrac{u_n}{v_n}\to \dfrac{\ell}{m}\).
Théorème de comparaison
Si, à partir d’un certain rang, \[ u_n\le v_n \] et si \(u_n\to +\infty\), alors : \[ v_n\to +\infty. \]
Théorème d’encadrement
Si, à partir d’un certain rang, \[ a_n\le u_n\le b_n \] et si \(a_n\to \ell\) et \(b_n\to \ell\), alors : \[ u_n\to \ell. \]
Exemple — limite d’une suite explicite

Soit \[ u_n=\frac{3n^2-2n+1}{n^2+5}. \]

En divisant numérateur et dénominateur par \(n^2\), on obtient : \[ u_n=\frac{3-\frac{2}{n}+\frac{1}{n^2}}{1+\frac{5}{n^2}}. \]

Quand \(n\to +\infty\), on a \(\frac{1}{n}\to 0\) et \(\frac{1}{n^2}\to 0\), donc \[ u_n\to \frac{3}{1}=3. \]

Conclusion : \(\boxed{\lim\limits_{n\to +\infty}u_n=3}\).
6) Raisonnement par récurrence
Schéma à connaître par cœur
  1. Initialisation : on vérifie la propriété au rang de départ.
  2. Hérédité : on suppose la propriété vraie au rang \(n\), puis on la montre au rang \(n+1\).
  3. Conclusion : on conclut par récurrence.
Usages fréquents avec les suites
  • Montrer que \(u_n\in [a ; b]\) pour tout \(n\).
  • Montrer que \(u_n\ge 0\) pour tout \(n\).
  • Prouver un encadrement, une majoration ou une minoration.
  • Montrer qu’un intervalle est stable par une fonction \(f\).
Exemple — montrer qu’une suite reste dans un intervalle

Soit \(u_0=2\) et \[ u_{n+1}=\frac{u_n}{1+u_n}. \] Montrons que, pour tout \(n\), \(0<u_n\le 2\).

Initialisation. \(u_0=2\), donc \(0<u_0\le 2\).

Hérédité. Supposons \(0<u_n\le 2\). Alors \(1+u_n>1\), donc \[ u_{n+1}=\frac{u_n}{1+u_n} >0. \] De plus, comme \(1+u_n\ge 1\), \[ \frac{u_n}{1+u_n}\le u_n\le 2. \] Donc \(0<u_{n+1}\le 2\).

Conclusion. Par récurrence, \[ \forall n\in\mathbb{N},\quad 0<u_n\le 2. \]

7) Suites définies par \(u_{n+1}=f(u_n)\) : méthode du point fixe
Méthode standard
  1. Choisir un intervalle stable \(I=[a ; b]\) tel que \(u_0\in I\) et \(f(I)\subset I\).
  2. Étudier la monotonie, souvent via le signe de \(f(x)-x\) sur \(I\).
  3. Déduire que la suite est monotone et bornée, donc convergente.
  4. Vérifier que \(f\) est continue sur l’intervalle étudié.
  5. Résoudre l’équation \(L=f(L)\).
  6. Garder la solution compatible avec l’intervalle \(I\).
Exemple complet — \(u_{n+1}=\sqrt{2+u_n}\)

Soit \(u_0=1\) et \[ u_{n+1}=\sqrt{2+u_n}. \]

1) Intervalle stable. Montrons que \(u_n\in [1 ; 2]\) pour tout \(n\).

On a \(u_0=1\in [1 ; 2]\). Supposons \(u_n\in [1 ; 2]\). Alors \(2+u_n\in [3 ; 4]\), donc \[ u_{n+1}=\sqrt{2+u_n}\in [\sqrt3 ; 2]\subset [1 ; 2]. \] Par récurrence, \(\forall n,\ u_n\in [1 ; 2]\).

2) Monotonie. Pour \(x\in [1 ; 2]\), \[ \sqrt{2+x}\ge x \iff 2+x\ge x^2 \iff x^2-x-2\le 0 \iff (x-2)(x+1)\le 0, \] ce qui est vrai sur \([1 ; 2]\). Donc \(u_{n+1}\ge u_n\) : la suite est croissante.

3) Convergence. Elle est croissante et majorée par \(2\), donc convergente.

4) Limite. La fonction \(x\mapsto\sqrt{2+x}\) est continue sur \([1 ; 2]\). Si \(u_n\to L\), alors \[ L=\sqrt{2+L}. \] Donc \[ L^2=2+L \iff L^2-L-2=0 \iff (L-2)(L+1)=0. \] Comme \(L\in [1 ; 2]\), on obtient \(L=2\).

Conclusion : \(\boxed{u_n\to 2}\).
8) Suites arithmético-géométriques
Forme classique
Une suite arithmético-géométrique est une suite définie par : \[ u_{n+1}=a u_n+b. \] Si \(a=1\), alors \(u_{n+1}=u_n+b\) : la suite est arithmétique. Si \(a\neq1\), on utilise la méthode du point fixe.
Méthode si \(a\neq1\)
  1. On cherche \(\ell\) tel que \(\ell=a\ell+b\).
  2. On pose \(v_n=u_n-\ell\).
  3. On montre que \((v_n)\) est géométrique : \(v_{n+1}=a v_n\).
  4. On trouve \(v_n\), puis \(u_n=v_n+\ell\).
Exemple complet — transformer en suite géométrique

Soit \(u_0=1\) et \[ u_{n+1}=0{,}8u_n+4. \]

Le point fixe \(\ell\) vérifie : \[ \ell=0{,}8\ell+4 \iff 0{,}2\ell=4 \iff \ell=20. \]

On pose \(v_n=u_n-20\). Alors : \[ \begin{aligned} v_{n+1} &=u_{n+1}-20\\ &=0{,}8u_n+4-20\\ &=0{,}8u_n-16\\ &=0{,}8(u_n-20)\\ &=0{,}8v_n. \end{aligned} \]

Donc \((v_n)\) est géométrique de raison \(0{,}8\), et \[ v_0=u_0-20=-19. \] Ainsi : \[ v_n=-19(0{,}8)^n \qquad\text{donc}\qquad u_n=20-19(0{,}8)^n. \]

Comme \(-1<0{,}8<1\), on a \((0{,}8)^n\to0\). Donc \(\boxed{u_n\to20}\).
9) Recherche de seuil
Principe
Une question classique consiste à déterminer le plus petit entier \(n\) tel que \(u_n\) dépasse ou devienne inférieur à une certaine valeur.
Exemple — seuil avec algorithme et logarithmes

Soit \[ u_n=100\times0{,}92^n. \] On cherche le plus petit entier \(n\) tel que \(u_n<20\).

n ← 0
u ← 100

Tant que u ≥ 20
    n ← n + 1
    u ← 0,92 × u
Fin Tant que

Afficher n

Avec les logarithmes :

\[ 100\times0{,}92^n<20 \iff 0{,}92^n<0{,}2. \]

En appliquant le logarithme :

\[ n\ln(0{,}92)<\ln(0{,}2). \]

Comme \(\ln(0{,}92)<0\), on inverse le sens de l’inégalité :

\[ n>\frac{\ln(0{,}2)}{\ln(0{,}92)}. \]

Or :

\[ \frac{\ln(0{,}2)}{\ln(0{,}92)}\approx19{,}31. \]
Donc le plus petit entier vérifiant l’inégalité est \(\boxed{n=20}\).
À retenir : dans un algorithme de seuil, la condition du Tant que est souvent l’inverse de ce que l’on cherche. Si on cherche le premier rang tel que \(u_n<20\), on continue tant que \(u\ge20\).
10) Méthodes Bac — checklist
Si la suite est explicite
  • Calculer les premiers termes si besoin.
  • Calculer la limite par comparaison ou division par la plus grande puissance de \(n\).
  • Étudier la monotonie via \(u_{n+1}-u_n\) ou via une fonction.
  • Utiliser des encadrements simples si nécessaire.
Si la suite est récurrente
  • Chercher un intervalle stable.
  • Montrer un encadrement par récurrence.
  • Étudier \(u_{n+1}-u_n\) ou \(f(x)-x\).
  • Conclure : monotone + bornée ⇒ convergente.
  • Vérifier la continuité de \(f\).
  • Enfin seulement : résoudre \(L=f(L)\).
Phrase-type Bac : « On montre que la suite est croissante et majorée ; elle est donc convergente. Si elle converge vers \(L\), et si \(f\) est continue sur l’intervalle étudié, alors en passant à la limite dans la relation de récurrence, on obtient \(L=f(L)\). »
11) Mini-banque d’entraînement
Quelques classiques à maîtriser absolument.
Exercice 1 — suite explicite

Énoncé. Étudier la limite de \[ u_n=\frac{2n-1}{n+4}. \]

Correction. \[ u_n=\frac{2-\frac{1}{n}}{1+\frac{4}{n}}\xrightarrow[n\to+\infty]{}2. \]

Réponse : \(\boxed{\lim u_n=2}\).
Exercice 2 — géométrique

Énoncé. Soit \(u_0=5\) et \(u_{n+1}=0{,}8u_n\).

Correction. La suite est géométrique de raison \(q=0{,}8\), donc \[ u_n=5\cdot 0{,}8^n. \] Comme \(-1<0{,}8<1\), on a \[ u_n\to 0. \]

Exercice 3 — télescopage

Énoncé. Soit \(u_0=1\) et \[ u_{n+1}=u_n+\frac{1}{(n+1)(n+2)}. \] Déterminer \(u_n\).

Correction. \[ \frac{1}{(n+1)(n+2)}=\frac{1}{n+1}-\frac{1}{n+2}. \] Donc \[ u_n=1+\sum_{k=0}^{n-1}\left(\frac{1}{k+1}-\frac{1}{k+2}\right) =1+\left(1-\frac{1}{n+1}\right) =2-\frac{1}{n+1}. \]

Exercice 4 — point fixe

Énoncé. Soit \(u_0\in [0 ; 1]\) et \[ u_{n+1}=\frac{u_n+1}{2}. \] Étudier la convergence.

Correction. Le point fixe vérifie \[ L=\frac{L+1}{2}\iff L=1. \] Posons \(v_n=u_n-1\). Alors \[ v_{n+1}=\frac{u_n+1}{2}-1=\frac{u_n-1}{2}=\frac{v_n}{2}. \] Donc \[ v_n=(u_0-1)\left(\frac12\right)^n\to 0, \] ainsi \[ u_n\to 1. \]

12) Mini-formulaire à connaître
Suites arithmétiques
\[ u_{n+1}=u_n+r \] \[ u_n=u_0+nr \] \[ \sum_{k=0}^{n}u_k=\frac{(n+1)(u_0+u_n)}{2} \]
Suites géométriques
\[ u_{n+1}=q\,u_n \] \[ u_n=u_0q^n \] \[ 1+q+\cdots+q^n= \begin{cases} \dfrac{1-q^{n+1}}{1-q} & \text{si } q\neq 1\\[6pt] n+1 & \text{si } q=1 \end{cases} \]
Résultats-clés
\[ \text{croissante et majorée} \Rightarrow \text{convergente} \] \[ \text{décroissante et minorée} \Rightarrow \text{convergente} \] \[ u_n\to L,\quad u_{n+1}=f(u_n),\quad f\text{ continue} \Rightarrow L=f(L) \]
Checklist “copie parfaite”
  • Je reconnais le type de suite : explicite, récurrente, arithmétique, géométrique.
  • Je sais étudier \(u_{n+1}-u_n\) pour déterminer la monotonie.
  • Je sais prouver un encadrement par récurrence.
  • Je n’utilise \(L=f(L)\) qu’après avoir montré la convergence.
  • Je vérifie la continuité de \(f\) avant de passer à la limite.
  • Je rédige proprement : initialisation, hérédité, conclusion.
  • Je pense toujours : intervalle stable, monotonie, bornes, convergence, limite.
Rappel de forme : notation FR dans tout le chapitre : \([a ; b]\), \(]a ; b[\), et jamais \([a, b]\).