2nde Maths Probabilités et expériences aléatoires

Probabilités et expériences aléatoires

Modéliser le hasard par des probabilités, décrire des expériences aléatoires, utiliser tableaux et arbres, et calculer les probabilités d’événements dans des situations variées.

Expériences aléatoires Arbres de probabilités Cours
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1. Expériences aléatoires et univers

Une expérience est dite aléatoire lorsqu’on ne peut pas prévoir son résultat avec certitude, mais que l’on connaît les résultats possibles.

L’ensemble de tous les résultats possibles est appelé univers et noté \( \Omega \).

Exemples :

  • Lancer d’une pièce équilibrée : \(\Omega = \{\text{Pile}, \text{Face}\}\).
  • Lancer d’un dé à six faces équilibré : \(\Omega = \{1,2,3,4,5,6\}\).
  • Tirage d’une carte dans un jeu de 32 cartes : \(\Omega\) contient 32 issues.

2. Événements et probabilité sur un univers fini

Un événement est un sous-ensemble de l’univers \(\Omega\). On note souvent un événement par une lettre majuscule : \(A, B, C,\dots\)

  • \(A = \{\text{obtenir un nombre pair}\}\) dans le lancer d’un dé : \(A = \{2,4,6\}\).
  • \(B = \{\text{la carte tirée est un cœur}\}\) dans un jeu de cartes.

Sur un univers fini où toutes les issues sont équiprobables, la probabilité d’un événement \(A\) est : \[ P(A) = \frac{\text{nombre d’issues favorables à } A}{\text{nombre total d’issues}}. \]

On a toujours : \[ 0 \leq P(A) \leq 1,\qquad P(\Omega) = 1,\qquad P(\varnothing) = 0. \]

3. Événement contraire, union et intersection

Le contraire (ou complémentaire) de l’événement \(A\) est l’événement noté \(\overline{A}\) qui se réalise lorsque \(A\) ne se réalise pas.

On a la formule fondamentale : \[ P(\overline{A}) = 1 - P(A). \]

Si \(A\) et \(B\) sont deux événements :

  • \(A \cup B\) : événement « \(A\) ou \(B\) se réalise » (au moins l’un des deux).
  • \(A \cap B\) : événement « \(A\) et \(B\) se réalisent ».

Si \(A\) et \(B\) sont incompatibles (ils ne peuvent pas se produire en même temps), alors \[ P(A \cup B) = P(A) + P(B). \]

Dans le cas général, on utilise la formule : \[ P(A \cup B) = P(A) + P(B) - P(A \cap B). \]

4. Tableaux et arbres de probabilité

Lorsque l’on enchaîne plusieurs étapes (par exemple, deux tirages, ou un choix puis un résultat), il est pratique d’utiliser un tableau ou un arbre de probabilité.

a) Arbre pondéré

Sur chaque branche de l’arbre, on écrit la probabilité de passer par cette branche. La probabilité d’une issue (un chemin complet) est le produit des probabilités le long du chemin.

Si on a deux étapes successives, avec un premier événement \(A\) (\(P(A)\) et \(P(\overline{A})\)) puis, selon le cas, des probabilités conditionnelles, alors la probabilité d’une combinaison «\(A\) puis B» est : \[ P(A \cap B) = P(A) \times P(B \mid A). \] (En 2\textsuperscript{nde}, on utilise surtout cette formule de manière numérique, à partir d’un arbre.)

b) Exemple simple

Un étudiant vient au lycée en bus avec probabilité \(0{,}7\) et en vélo avec probabilité \(0{,}3\). S’il vient en bus, il est en retard avec probabilité \(0{,}2\). S’il vient en vélo, il est en retard avec probabilité \(0{,}05\).

On construit un arbre à deux niveaux (choix du moyen de transport, puis «en retard» / «à l’heure»). La probabilité qu’il soit en retard est : \[ P(\text{retard}) = 0{,}7\times 0{,}2 + 0{,}3\times 0{,}05 = 0{,}155. \]

5. Fréquences et modèle probabiliste

Lorsque l’on répète une expérience aléatoire un grand nombre de fois, la fréquence d’apparition d’un événement se rapproche de sa probabilité théorique.

On peut donc :

  • utiliser les probabilités pour prévoir des fréquences à long terme ;
  • utiliser des fréquences observées pour estimer des probabilités, lorsque le modèle théorique n’est pas connu.
Idée importante : la probabilité est un nombre fixé par le modèle, mais la fréquence observée est toujours soumise aux fluctuations de l’échantillonnage.