Question 1 — Coordonnées d’un vecteur
Voir l’exemple d’application 1 dans la Partie II →
Soient deux points :
\[ A(x_A;y_A;z_A) \quad \text{et} \quad B(x_B;y_B;z_B). \]Donner les coordonnées du vecteur \(\overrightarrow{AB}\).
Terminale Spécialité Mathématiques
Droites, plans, coplanarité, distances, angles, aires et volumes.
Dans cette fiche, on n’utilise pas la formule directe de distance point-plan. Les distances point-plan sont calculées avec la méthode :
Répondre de manière claire, concise et correctement rédigée.
Voir l’exemple d’application 1 dans la Partie II →
Soient deux points :
\[ A(x_A;y_A;z_A) \quad \text{et} \quad B(x_B;y_B;z_B). \]Donner les coordonnées du vecteur \(\overrightarrow{AB}\).
Voir l’exemple d’application 2 dans la Partie II →
Soit un vecteur \(\vec u(a;b;c)\). Donner la formule de \(\|\vec u\|\).
Voir l’exemple d’application 3 dans la Partie II →
Soient deux points :
\[ A(x_A;y_A;z_A) \quad \text{et} \quad B(x_B;y_B;z_B). \]Donner la formule de la distance \(AB\).
Voir l’exemple d’application 4 dans la Partie II →
Soient deux vecteurs :
\[ \vec u(a;b;c) \quad \text{et} \quad \vec v(a';b';c'). \]Donner l’expression de \(\vec u\cdot\vec v\).
Voir l’exemple d’application 5 dans la Partie II →
Donner une condition pour que deux vecteurs soient orthogonaux.
Deux vecteurs sont orthogonaux lorsque leur produit scalaire est nul :
\[ \boxed{ \vec u\perp\vec v \Longleftrightarrow \vec u\cdot\vec v=0 } \]Voir l’exemple d’application 6 dans la Partie II →
Donner une condition pour que deux vecteurs soient colinéaires.
Deux vecteurs \(\vec u\) et \(\vec v\) sont colinéaires lorsqu’il existe un réel \(k\) tel que :
\[ \boxed{ \vec v=k\vec u } \]Voir l’exemple d’application 7 dans la Partie II →
Donner un critère vectoriel permettant de montrer que trois points \(A\), \(B\), \(C\) sont alignés.
Voir l’exemple d’application 8 dans la Partie II →
Donner une méthode pour montrer que quatre points \(A\), \(B\), \(C\), \(D\) sont coplanaires.
Les points \(A\), \(B\), \(C\), \(D\) sont coplanaires si \(D\) appartient au plan \((ABC)\).
Une méthode consiste à chercher deux réels \(\lambda\) et \(\mu\) tels que :
\[ \boxed{ \overrightarrow{AD} = \lambda\overrightarrow{AB} + \mu\overrightarrow{AC} } \]Voir l’exemple d’application 9 dans la Partie II →
Soit une droite \(d\) passant par :
\[ A(x_A;y_A;z_A) \]et dirigée par :
\[ \vec u(a;b;c). \]Donner la relation vectorielle caractérisant les points \(M\) de \(d\), puis une représentation paramétrique de \(d\).
Soit \(M(x;y;z)\) un point quelconque de l’espace.
Comme la droite \(d\) passe par :
\[ A(x_A;y_A;z_A) \]on calcule d’abord le vecteur :
\[ \overrightarrow{AM} = (x-x_A;y-y_A;z-z_A). \]La droite \(d\) est dirigée par :
\[ \vec u(a;b;c). \]Dire que \(M\) appartient à la droite \(d\), cela signifie que \(\overrightarrow{AM}\) est colinéaire au vecteur directeur \(\vec u\).
\[ M\in d \Longleftrightarrow \exists t\in\mathbb R,\quad \overrightarrow{AM}=t\vec u. \]Donc :
\[ (x-x_A;y-y_A;z-z_A) = t(a;b;c). \]Or :
\[ t(a;b;c)=(at;bt;ct). \]On obtient donc :
\[ (x-x_A;y-y_A;z-z_A) = (at;bt;ct). \]Deux vecteurs sont égaux lorsque leurs coordonnées sont égales. Ainsi :
\[ \begin{cases} x-x_A=at\\ y-y_A=bt\\ z-z_A=ct \end{cases} \]On isole alors \(x\), \(y\) et \(z\) :
\[ \boxed{ \begin{cases} x=x_A+at\\ y=y_A+bt\\ z=z_A+ct \end{cases} \quad t\in\mathbb R } \]C’est la représentation paramétrique de la droite \(d\).
Voir l’exemple d’application 10 dans la Partie II →
Soit un plan \(P\) passant par :
\[ A(x_A;y_A;z_A) \]et admettant pour vecteur normal :
\[ \vec n(a;b;c). \]Donner la relation vectorielle caractérisant les points \(M\) du plan, puis une équation du plan.
Si \(\vec n(a;b;c)\), alors :
\[ \boxed{ a(x-x_A)+b(y-y_A)+c(z-z_A)=0 } \]Voir l’exemple d’application 11 dans la Partie II →
Donner la forme générale d’une équation cartésienne d’un plan et préciser un vecteur normal associé.
avec \((a;b;c)\neq(0;0;0)\). Un vecteur normal associé est :
\[ \boxed{ \vec n(a;b;c) } \]Voir l’exemple d’application 12 dans la Partie II →
Expliquer comment étudier l’intersection d’une droite paramétrée et d’un plan cartésien.
On remplace les coordonnées paramétriques de la droite dans l’équation du plan.
Voir l’exemple d’application 13 dans la Partie II →
Expliquer comment déterminer la distance entre un point et un plan sans utiliser de formule directe.
Pour déterminer la distance entre un point \(A\) et un plan \(P\), on cherche le projeté orthogonal \(H\) de \(A\) sur \(P\).
On construit la droite passant par \(A\), dirigée par un vecteur normal au plan. Puis on trouve son intersection \(H\) avec le plan.
\[ \boxed{ d(A,P)=AH } \]Voir l’exemple d’application 14 dans la Partie II →
Expliquer comment déterminer la distance entre un point et une droite.
Pour déterminer la distance entre un point \(M\) et une droite \(d\), on cherche le projeté orthogonal \(H\) de \(M\) sur \(d\).
Si \(\vec u\) est un vecteur directeur de \(d\), alors :
\[ \boxed{ \overrightarrow{MH}\cdot\vec u=0 } \]Puis :
\[ \boxed{ d(M,d)=MH } \]Voir l’exemple d’application 15 dans la Partie II →
Donner la formule du volume d’un tétraèdre.
Si la base est le triangle \(ABC\) et le quatrième sommet est \(D\), la hauteur issue de \(D\) est :
\[ h=d(D,(ABC)). \]Le volume vaut :
\[ \boxed{ V= \frac13 \times \text{aire de la base} \times \text{hauteur} } \]Voir l’exemple d’application 16 dans la Partie II →
Soient trois points non alignés \(A\), \(B\), \(C\), et un vecteur \(\vec n(a;b;c)\). Comment montrer que \(\vec n\) est un vecteur normal au plan \((ABC)\) ?
Le plan \((ABC)\) est dirigé par deux vecteurs non colinéaires :
\[ \overrightarrow{AB} \quad \text{et} \quad \overrightarrow{AC}. \]Pour montrer que \(\vec n\) est normal au plan \((ABC)\), il suffit de montrer que \(\vec n\) est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan.
\[ \boxed{ \vec n\cdot\overrightarrow{AB}=0 \quad \text{et} \quad \vec n\cdot\overrightarrow{AC}=0 } \]Voir l’exemple d’application 17 dans la Partie II →
Soient trois points non alignés \(A\), \(B\), \(C\). Comment déterminer un vecteur normal au plan \((ABC)\) sans utiliser le produit vectoriel ?
On calcule d’abord deux vecteurs du plan :
\[ \overrightarrow{AB} \quad \text{et} \quad \overrightarrow{AC}. \]On cherche ensuite un vecteur normal sous la forme \(\vec n(a;b;c)\), puis on impose deux conditions d’orthogonalité :
\[ \begin{cases} \vec n\cdot\overrightarrow{AB}=0\\ \vec n\cdot\overrightarrow{AC}=0 \end{cases} \]Ce système contient généralement deux équations et trois inconnues. On choisit une valeur simple pour l’une des inconnues, puis on détermine les autres.
\[ \boxed{ \text{Trouver un vecteur normal revient à résoudre deux équations d’orthogonalité.} } \]Voir l’exemple d’application 18 dans la Partie II →
Soient trois points non alignés \(A\), \(B\), \(C\). Comment déterminer une équation cartésienne du plan \((ABC)\) ?
Si \(\vec n(a;b;c)\) est un vecteur normal au plan, alors une équation du plan est :
\[ ax+by+cz+d=0. \]Comme \(A(x_A;y_A;z_A)\) appartient au plan :
\[ ax_A+by_A+cz_A+d=0. \]Cette relation permet de trouver \(d\).
\[ \boxed{(ABC): ax+by+cz+d=0} \]Voir l’exemple d’application 19 dans la Partie II →
Soit une droite \(d\) de vecteur directeur \(\vec u\), et un plan \(P\) de vecteur normal \(\vec n\).
Une droite est orthogonale à un plan lorsque son vecteur directeur est colinéaire à un vecteur normal du plan.
\[ \boxed{ d\perp P \Longleftrightarrow \vec u \text{ et } \vec n \text{ sont colinéaires} } \]Autrement dit, il existe un réel \(k\) tel que :
\[ \vec u=k\vec n. \]Voir l’exemple d’application 20 dans la Partie II →
Soit une droite \(d\) de vecteur directeur \(\vec u\), et un plan \(P\) de vecteur normal \(\vec n\).
Une droite est parallèle à un plan lorsque son vecteur directeur est orthogonal au vecteur normal du plan.
\[ \boxed{ d\parallel P \Longleftrightarrow \vec u\cdot\vec n=0 } \]Voir l’exemple d’application 21 dans la Partie II →
Soient deux plans \(P\) et \(Q\), de vecteurs normaux respectifs \(\vec n_P\) et \(\vec n_Q\).
Deux plans sont parallèles lorsque leurs vecteurs normaux sont colinéaires :
\[ \boxed{ P\parallel Q \Longleftrightarrow \vec n_P \text{ et } \vec n_Q \text{ sont colinéaires} } \]Deux plans sont perpendiculaires lorsque leurs vecteurs normaux sont orthogonaux :
\[ \boxed{ P\perp Q \Longleftrightarrow \vec n_P\cdot\vec n_Q=0 } \]Voir l’exemple d’application 22 dans la Partie II →
Soient deux plans \(P\) et \(Q\) donnés par deux équations cartésiennes. Comment trouver leur droite d’intersection ?
On résout le système formé par les deux équations de plans :
\[ \begin{cases} P: ax+by+cz+d=0\\ Q: a'x+b'y+c'z+d'=0 \end{cases} \]Comme il y a deux équations pour trois inconnues, on choisit une inconnue comme paramètre, puis on exprime les deux autres en fonction de ce paramètre.
\[ \boxed{ P\cap Q=d \quad \text{avec une représentation paramétrique de } d } \]Voir l’exemple d’application 23 dans la Partie II →
Soient deux droites \(d\) et \(d'\) de l’espace. Comment montrer qu’elles sont non coplanaires ?
Deux droites sont coplanaires si elles sont parallèles ou sécantes. Pour montrer que deux droites sont non coplanaires, on montre donc :
On vérifie d’abord que leurs vecteurs directeurs ne sont pas colinéaires. Puis on résout le système obtenu en égalant leurs représentations paramétriques. Si ce système n’a pas de solution, les droites ne sont pas sécantes.
\[ \boxed{ \text{Non parallèles et non sécantes} \Longrightarrow \text{droites non coplanaires} } \]Voir l’exemple d’application 24 dans la Partie II →
Soit \(H\) un point du plan \(P\). Comment vérifier que \(H\) est le projeté orthogonal d’un point \(A\) sur le plan \(P\) ?
Il faut vérifier deux conditions :
Si \(\vec n\) est un vecteur normal du plan \(P\), alors il suffit de montrer que \(\overrightarrow{AH}\) est colinéaire à \(\vec n\).
\[ \boxed{ H \text{ est le projeté orthogonal de } A \text{ sur } P \Longleftrightarrow H\in P \text{ et } \overrightarrow{AH}\parallel \vec n } \]Voir l’exemple d’application 25 dans la Partie II →
Soit \(H\) un point d’une droite \(d\). Comment vérifier que \(H\) est le projeté orthogonal d’un point \(A\) sur la droite \(d\) ?
Il faut vérifier deux conditions :
Si \(\vec u\) est un vecteur directeur de \(d\), alors on vérifie :
\[ \boxed{ \overrightarrow{AH}\cdot\vec u=0 } \]Voir l’exemple d’application 26 dans la Partie II →
Soit une droite \(d\) donnée par une représentation paramétrique et un plan \(P\) donné par une équation cartésienne. Comment déterminer leur position relative ?
On remplace les coordonnées paramétriques de la droite dans l’équation du plan. On obtient une équation en le paramètre.
Voir l’exemple d’application 27 dans la Partie II →
Soit un tétraèdre \(ABCD\). Comment calculer son volume lorsque la base est le triangle \(ABC\) et que la hauteur est issue de \(D\) ?
On calcule d’abord l’aire du triangle \(ABC\). Ensuite, on calcule la hauteur, c’est-à-dire la distance du point \(D\) au plan \((ABC)\), par projection orthogonale.
\[ \boxed{ V_{ABCD} = \frac13\times \mathcal A_{ABC}\times d(D,(ABC)) } \]Les 27 exercices suivants correspondent directement aux 27 questions de cours de la Partie I. Chaque application entraîne une méthode précise : coordonnées, norme, produit scalaire, droites, plans, intersections, projections, distances, aires et volumes.
On considère les points \(A(2;-3;5)\) et \(B(-1;4;2)\). Calculer les coordonnées du vecteur \(\overrightarrow{AB}\).
On soustrait les coordonnées de \(A\) à celles de \(B\).
Soit le vecteur \(\vec u(2;-3;6)\). Calculer \(\|\vec u\|\).
Utiliser \(\|\vec u\|=\sqrt{x^2+y^2+z^2}\).
On considère les points \(A(1;2;-1)\) et \(B(4;-2;3)\). Calculer la distance \(AB\).
Calculer d’abord \(\overrightarrow{AB}\), puis sa norme.
Soient les vecteurs \(\vec u(2;-1;3)\) et \(\vec v(4;5;-2)\). Calculer \(\vec u\cdot\vec v\).
Multiplier les coordonnées de même rang puis additionner.
Soient \(\vec u(1;2;-2)\) et \(\vec v(4;-1;1)\). Les vecteurs \(\vec u\) et \(\vec v\) sont-ils orthogonaux ?
Deux vecteurs sont orthogonaux si leur produit scalaire est nul.
Le produit scalaire est nul.
\[ \boxed{\vec u\perp\vec v} \]Soient \(\vec u(3;-6;9)\) et \(\vec v(-1;2;-3)\). Montrer que \(\vec u\) et \(\vec v\) sont colinéaires.
Chercher un réel \(k\) tel que \(\vec u=k\vec v\).
Il existe donc un réel \(k=-3\) tel que \(\vec u=k\vec v\).
\[ \boxed{\vec u\text{ et }\vec v\text{ sont colinéaires}} \]On considère les points \(A(1;2;0)\), \(B(3;-2;4)\) et \(C(5;-6;8)\). Montrer que les points \(A\), \(B\), \(C\) sont alignés.
Comparer \(\overrightarrow{AB}\) et \(\overrightarrow{AC}\).
Les vecteurs sont colinéaires, donc les points sont alignés.
\[ \boxed{A,B,C\text{ sont alignés}} \]On considère les points \(A(0;0;0)\), \(B(1;2;0)\), \(C(2;0;1)\) et \(D(6;4;2)\). Montrer que les points \(A\), \(B\), \(C\), \(D\) sont coplanaires.
Chercher des réels \(\alpha\) et \(\beta\) tels que \(\overrightarrow{AD}=\alpha\overrightarrow{AB}+\beta\overrightarrow{AC}\).
On observe que :
\[ 2\overrightarrow{AB}+2\overrightarrow{AC} = 2(1;2;0)+2(2;0;1) \] \[ 2\overrightarrow{AB}+2\overrightarrow{AC} = (2;4;0)+(4;0;2) = (6;4;2) = \overrightarrow{AD} \]Le vecteur \(\overrightarrow{AD}\) est donc combinaison linéaire de \(\overrightarrow{AB}\) et \(\overrightarrow{AC}\).
\[ \boxed{A,B,C,D\text{ sont coplanaires}} \]Donner une représentation paramétrique de la droite passant par \(A(2;-1;3)\) et de vecteur directeur \(\vec u(1;4;-2)\).
Utiliser \((x;y;z)=(x_A;y_A;z_A)+t(a;b;c)\).
Déterminer une équation du plan \(P\) passant par \(A(1;-2;4)\) et de vecteur normal \(\vec n(3;1;-2)\).
Écrire \(3x+y-2z+d=0\), puis utiliser le point \(A\).
Comme \(A\in P\), on a :
\[ 3\times1+(-2)-2\times4+d=0 \] \[ 3-2-8+d=0 \Longleftrightarrow d=7 \] \[ \boxed{P:3x+y-2z+7=0} \]On considère le plan \(P\) passant par \(A(2;1;-1)\) et de vecteur normal \(\vec n(2;-3;1)\). Déterminer une équation cartésienne de \(P\).
Une équation est \(2x-3y+z+d=0\).
On utilise \(A(2;1;-1)\) :
\[ 2\times2-3\times1+(-1)+d=0 \] \[ 4-3-1+d=0 \Longleftrightarrow d=0 \] \[ \boxed{P:2x-3y+z=0} \]Soit le plan \(P:2x-y+z-6=0\) et la droite \(d\) définie par :
\[ \begin{cases} x=1+t\\ y=2+2t\\ z=3-t \end{cases} \quad t\in\mathbb{R}. \]Déterminer le point d’intersection de \(d\) avec \(P\).
Remplacer \(x\), \(y\), \(z\) par leurs expressions paramétriques.
Donc :
\[ x=-2, \qquad y=-4, \qquad z=6 \] \[ \boxed{d\cap P=\{(-2;-4;6)\}} \]Soit le plan \(P:x+2y+2z-9=0\) et le point \(A(0;1;1)\). Calculer la distance de \(A\) au plan \(P\), sans utiliser la formule directe.
Construire la droite passant par \(A\) et dirigée par un vecteur normal de \(P\), puis chercher son intersection \(H\) avec \(P\).
Un vecteur normal de \(P\) est :
\[ \vec n(1;2;2) \]La droite normale passant par \(A\) est :
\[ \begin{cases} x=t\\ y=1+2t\\ z=1+2t \end{cases} \quad t\in\mathbb{R} \]On remplace dans l’équation de \(P\) :
\[ t+2(1+2t)+2(1+2t)-9=0 \] \[ t+2+4t+2+4t-9=0 \Longleftrightarrow 9t-5=0 \] \[ t=\frac{5}{9} \]Le projeté orthogonal est donc :
\[ H\left(\frac59;1+\frac{10}{9};1+\frac{10}{9}\right) = H\left(\frac59;\frac{19}{9};\frac{19}{9}\right) \]La distance cherchée est \(AH\) :
\[ \overrightarrow{AH} = \left(\frac59;\frac{10}{9};\frac{10}{9}\right) \] \[ AH = \sqrt{\left(\frac59\right)^2+\left(\frac{10}{9}\right)^2+\left(\frac{10}{9}\right)^2} = \sqrt{\frac{25+100+100}{81}} = \sqrt{\frac{225}{81}} = \frac53 \] \[ \boxed{d(A;P)=\frac53} \]Soit la droite \(d\) passant par \(B(1;2;0)\) et de vecteur directeur \(\vec u(2;-1;2)\). On considère le point \(A(4;3;5)\). Déterminer le projeté orthogonal \(H\) de \(A\) sur \(d\), puis la distance \(AH\).
Écrire \(H(1+2t;2-t;2t)\), puis imposer \(\overrightarrow{AH}\cdot\vec u=0\).
Un point de \(d\) s’écrit :
\[ H(1+2t;2-t;2t) \] \[ \overrightarrow{AH} = (1+2t-4;2-t-3;2t-5) = (2t-3;-t-1;2t-5) \]On impose \(\overrightarrow{AH}\cdot\vec u=0\) :
\[ (2t-3)\times2+(-t-1)\times(-1)+(2t-5)\times2=0 \] \[ 4t-6+t+1+4t-10=0 \Longleftrightarrow 9t-15=0 \] \[ t=\frac53 \]Donc :
\[ H\left(1+\frac{10}{3};2-\frac53;\frac{10}{3}\right) = H\left(\frac{13}{3};\frac13;\frac{10}{3}\right) \]Enfin :
\[ \overrightarrow{AH} = \left(\frac13;-\frac83;-\frac53\right) \] \[ AH = \sqrt{\frac19+\frac{64}{9}+\frac{25}{9}} = \sqrt{\frac{90}{9}} = \sqrt{10} \] \[ \boxed{d(A;d)=\sqrt{10}} \]Un tétraèdre \(ABCD\) a pour base le triangle \(ABC\). On sait que l’aire de \(ABC\) est \(18\) et que la hauteur issue de \(D\) vaut \(7\). Calculer son volume.
Utiliser \(V=\dfrac13\times\text{aire de la base}\times\text{hauteur}\).
On considère les points \(A(1;0;2)\), \(B(3;1;1)\), \(C(2;-1;4)\) et le vecteur \(\vec n(-1;5;3)\). Montrer que \(\vec n\) est normal au plan \((ABC)\).
Vérifier que \(\vec n\) est orthogonal à \(\overrightarrow{AB}\) et à \(\overrightarrow{AC}\).
Le vecteur \(\vec n\) est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan.
\[ \boxed{\vec n(-1;5;3)\text{ est normal au plan }(ABC)} \]Soient \(A(1;0;2)\), \(B(3;1;1)\), \(C(2;-1;4)\). Déterminer un vecteur normal au plan \((ABC)\), sans utiliser le produit vectoriel.
Chercher \(\vec n(a;b;c)\) avec deux équations d’orthogonalité.
On cherche \(\vec n(a;b;c)\) tel que :
\[ \begin{cases} 2a+b-c=0\\ a-b+2c=0 \end{cases} \]On choisit \(c=3\). Alors :
\[ \begin{cases} 2a+b=3\\ a-b=-6 \end{cases} \]De \(a-b=-6\), on a \(b=a+6\). Donc :
\[ 2a+a+6=3 \Longleftrightarrow 3a=-3 \Longleftrightarrow a=-1 \] \[ b=5 \] \[ \boxed{\vec n(-1;5;3)} \]On reprend \(A(1;0;2)\), \(B(3;1;1)\), \(C(2;-1;4)\) et un vecteur normal \(\vec n(-1;5;3)\). Déterminer une équation du plan \((ABC)\).
Écrire \(-x+5y+3z+d=0\), puis utiliser le point \(A\).
Comme \(A(1;0;2)\in(ABC)\), on obtient :
\[ -1+5\times0+3\times2+d=0 \] \[ -1+6+d=0 \Longleftrightarrow d=-5 \] \[ \boxed{(ABC):-x+5y+3z-5=0} \]Soit le plan \(P:2x-y+3z-4=0\) et la droite \(d\) définie par :
\[ \begin{cases} x=1+2t\\ y=3-t\\ z=5+3t \end{cases} \quad t\in\mathbb{R}. \]Montrer que \(d\perp P\).
Comparer le vecteur directeur de \(d\) au vecteur normal du plan.
Le vecteur normal du plan est :
\[ \vec n(2;-1;3) \]Le vecteur directeur de la droite est :
\[ \vec u(2;-1;3) \]Donc \(\vec u=\vec n\). Le vecteur directeur de la droite est colinéaire au vecteur normal du plan.
\[ \boxed{d\perp P} \]Soit le plan \(P:x+2y-z+1=0\) et une droite \(d\) de vecteur directeur \(\vec u(2;-1;0)\). Montrer que \(d\) est parallèle au plan \(P\).
Calculer \(\vec u\cdot\vec n\), où \(\vec n\) est un vecteur normal au plan.
Un vecteur normal au plan est :
\[ \vec n(1;2;-1) \] \[ \vec u\cdot\vec n = 2\times1+(-1)\times2+0\times(-1) = 2-2 = 0 \]Le vecteur directeur de la droite est orthogonal au vecteur normal du plan.
\[ \boxed{d\parallel P} \]On considère les plans :
\[ P:2x-y+3z+1=0, \qquad Q:4x-2y+6z-5=0, \qquad R:x+5y+z-2=0. \]Étudier la position relative de \(P\) avec \(Q\), puis de \(P\) avec \(R\).
Comparer les vecteurs normaux.
On a \(\vec n_Q=2\vec n_P\), donc :
\[ \boxed{P\parallel Q} \]Ensuite :
\[ \vec n_P\cdot\vec n_R = 2\times1+(-1)\times5+3\times1 = 2-5+3 = 0 \] \[ \boxed{P\perp R} \]Déterminer une représentation paramétrique de la droite d’intersection des plans :
\[ P:x+y+z-3=0, \qquad Q:2x-y+z-1=0. \]Poser \(z=t\), puis résoudre le système en \(x\) et \(y\).
On résout :
\[ \begin{cases} x+y+z=3\\ 2x-y+z=1 \end{cases} \]On pose \(z=t\). Alors :
\[ \begin{cases} x+y=3-t\\ 2x-y=1-t \end{cases} \]En additionnant :
\[ 3x=4-2t \Longleftrightarrow x=\frac{4-2t}{3} \] \[ y=3-t-x = \frac{5-t}{3} \] \[ \boxed{ \begin{cases} x=\dfrac{4-2t}{3}\\ y=\dfrac{5-t}{3}\\ z=t \end{cases} \quad t\in\mathbb{R} } \]On considère les droites :
\[ d: \begin{cases} x=1+t\\ y=2+t\\ z=3-t \end{cases} \quad t\in\mathbb{R} \] \[ d': \begin{cases} x=2+s\\ y=1-s\\ z=4+2s \end{cases} \quad s\in\mathbb{R}. \]Montrer que \(d\) et \(d'\) sont non coplanaires.
Montrer qu’elles ne sont ni parallèles ni sécantes.
Les vecteurs directeurs sont :
\[ \vec u(1;1;-1), \qquad \vec v(1;-1;2) \]Ils ne sont pas colinéaires, donc les droites ne sont pas parallèles.
On cherche ensuite une intersection :
\[ \begin{cases} 1+t=2+s\\ 2+t=1-s\\ 3-t=4+2s \end{cases} \]Les deux premières équations donnent :
\[ t-s=1, \qquad t+s=-1 \] \[ 2t=0 \Longleftrightarrow t=0, \qquad s=-1 \]Dans la troisième équation :
\[ 3-0=4+2(-1) \Longleftrightarrow 3=2 \]C’est impossible. Les droites ne sont pas sécantes.
\[ \boxed{d\text{ et }d'\text{ sont non coplanaires}} \]Soit le plan \(P:x-2y+2z-5=0\), le point \(A(4;1;6)\) et le point \(H(3;3;4)\). Vérifier que \(H\) est le projeté orthogonal de \(A\) sur \(P\).
Vérifier \(H\in P\), puis vérifier que \(\overrightarrow{AH}\) est colinéaire à un vecteur normal du plan.
Un vecteur normal de \(P\) est :
\[ \vec n(1;-2;2) \]Vérifions que \(H\in P\) :
\[ 3-2\times3+2\times4-5 = 3-6+8-5 = 0 \]Donc \(H\in P\).
\[ \overrightarrow{AH} = (3-4;3-1;4-6) = (-1;2;-2) = -\vec n \]Le vecteur \(\overrightarrow{AH}\) est colinéaire à un vecteur normal du plan. Ainsi, la droite \((AH)\) est orthogonale au plan \(P\).
\[ \boxed{H(3;3;4)\text{ est le projeté orthogonal de }A\text{ sur }P} \]Soit la droite \(d\) passant par \(B(1;2;0)\) et de vecteur directeur \(\vec u(2;-1;2)\). On considère \(A(4;3;5)\) et \(H\left(\dfrac{13}{3};\dfrac13;\dfrac{10}{3}\right)\). Vérifier que \(H\) est le projeté orthogonal de \(A\) sur \(d\).
Vérifier \(H\in d\), puis \(\overrightarrow{AH}\cdot\vec u=0\).
Un point de \(d\) s’écrit \((1+2t;2-t;2t)\).
Pour \(t=\dfrac53\), on obtient :
\[ \left(1+\frac{10}{3};2-\frac53;\frac{10}{3}\right) = \left(\frac{13}{3};\frac13;\frac{10}{3}\right) \]Donc \(H\in d\).
\[ \overrightarrow{AH} = \left(\frac13;-\frac83;-\frac53\right) \] \[ \overrightarrow{AH}\cdot\vec u = \frac13\times2+\left(-\frac83\right)\times(-1)+\left(-\frac53\right)\times2 \] \[ = \frac23+\frac83-\frac{10}{3} = 0 \] \[ \boxed{H\text{ est le projeté orthogonal de }A\text{ sur }d} \]On considère le plan \(P:2x-y+z-5=0\) et la droite \(d\) définie par :
\[ d: \begin{cases} x=1+t\\ y=2+3t\\ z=4-t \end{cases} \quad t\in\mathbb R. \]Déterminer la position relative de \(d\) et \(P\).
Remplacer \(x\), \(y\), \(z\) par leurs expressions paramétriques dans l’équation du plan.
On remplace dans l’équation du plan :
\[ 2(1+t)-(2+3t)+(4-t)-5=0. \] \[ 2+2t-2-3t+4-t-5=0 \] \[ -1-2t=0 \Longleftrightarrow t=-\frac12. \]Il existe une unique valeur du paramètre. La droite coupe donc le plan en un point.
\[ x=1-\frac12=\frac12, \qquad y=2+3\left(-\frac12\right)=\frac12, \qquad z=4-\left(-\frac12\right)=\frac92. \] \[ \boxed{d\cap P=\left\{\left(\frac12;\frac12;\frac92\right)\right\}} \]On considère les points \(A(0;0;0)\), \(B(4;0;0)\), \(C(0;3;0)\) et \(D(1;1;6)\). Calculer le volume du tétraèdre \(ABCD\).
Utiliser le triangle \(ABC\) comme base, puis calculer la hauteur issue de \(D\).
Les points \(A\), \(B\) et \(C\) sont dans le plan \(z=0\). La base est donc le triangle rectangle \(ABC\).
\[ AB=4, \qquad AC=3. \] \[ \mathcal A_{ABC} = \frac12\times AB\times AC = \frac12\times4\times3 =6. \]La hauteur issue de \(D\) est la distance de \(D\) au plan \((ABC)\), c’est-à-dire au plan \(z=0\). Pour respecter la méthode par projection, on construit la droite normale au plan \(z=0\) passant par \(D(1;1;6)\) :
\[ \begin{cases} x=1\\ y=1\\ z=6-t \end{cases} \quad t\in\mathbb R. \]Cette droite coupe le plan \(z=0\) pour \(t=6\), donc le projeté orthogonal est \(H(1;1;0)\). Ainsi :
\[ DH=6. \] \[ V_{ABCD} = \frac13\times \mathcal A_{ABC}\times h = \frac13\times6\times6 =12. \] \[ \boxed{V_{ABCD}=12} \]Exercices longs de géométrie dans l’espace : plans, droites d’intersection, orthogonalité, distances par projection orthogonale, médianes, hauteurs, aires et volumes.
On se place dans un repère orthonormé \((O;\vec i,\vec j,\vec k)\) de l’espace. On considère les points :
\[ A(1;0;3),\qquad B(-2;1;2),\qquad C(0;3;2). \]Pour montrer qu’une droite est l’intersection de deux plans, on cherche un point commun puis un vecteur directeur commun. Pour montrer qu’elle est incluse dans un troisième plan, on remplace les coordonnées paramétriques dans l’équation du plan.
1.a. Non-alignement.
\[ \overrightarrow{AB}=B-A=(-3;1;-1), \qquad \overrightarrow{AC}=C-A=(-1;3;-1). \]Les deux vecteurs ne sont pas colinéaires : par exemple, si \(\overrightarrow{AB}=k\overrightarrow{AC}\), alors avec les premières coordonnées on aurait \(k=3\), mais avec les deuxièmes coordonnées on aurait \(1=9\), impossible.
\[ \boxed{A,\ B\ \text{et}\ C\ \text{ne sont pas alignés.}} \]1.b. Orthogonalité au plan \((ABC)\).
On calcule les produits scalaires avec deux vecteurs non colinéaires du plan :
\[ \vec n\cdot\overrightarrow{AB} =(-1)(-3)+1\times1+4(-1) =3+1-4=0. \] \[ \vec n\cdot\overrightarrow{AC} =(-1)(-1)+1\times3+4(-1) =1+3-4=0. \]Le vecteur \(\vec n\) est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan, donc il est normal au plan \((ABC)\).
\[ \boxed{\vec n(-1;1;4)\ \text{est un vecteur normal à}\ (ABC).} \]1.c. Équation du plan \((ABC)\).
Comme \(\vec n(-1;1;4)\) est normal au plan, une équation de \((ABC)\) est :
\[ -x+y+4z+d=0. \]On utilise le point \(A(1;0;3)\) :
\[ -1+0+12+d=0 \Longleftrightarrow 11+d=0 \Longleftrightarrow d=-11. \] \[ \boxed{(ABC): -x+y+4z-11=0.} \]2.a. Plans sécants.
Un vecteur normal à \(\mathcal P\) est \(\vec n_{\mathcal P}(3;-3;2)\), et un vecteur normal à \(\mathcal P'\) est \(\vec n_{\mathcal P'}(1;-1;-1)\).
Ces deux vecteurs ne sont pas colinéaires car les rapports \(3/1\), \((-3)/(-1)\) et \(2/(-1)\) ne sont pas tous égaux.
\[ \boxed{\mathcal P\ \text{et}\ \mathcal P'\ \text{sont sécants.}} \]2.b. Perpendicularité des plans.
Deux plans sont perpendiculaires si leurs vecteurs normaux sont orthogonaux.
\[ \vec n_{\mathcal P}\cdot\vec n_{\mathcal P'} =3\times1+(-3)\times(-1)+2\times(-1) =3+3-2=4. \]Le produit scalaire n’est pas nul.
\[ \boxed{\mathcal P\ \text{et}\ \mathcal P'\ \text{ne sont pas perpendiculaires.}} \]3. Vecteur directeur de \((d)\).
Une droite d’intersection de deux plans est dirigée par un vecteur orthogonal aux deux vecteurs normaux. On teste \(\vec u(1;1;0)\).
\[ \vec u\cdot\vec n_{\mathcal P} =1\times3+1\times(-3)+0\times2=0. \] \[ \vec u\cdot\vec n_{\mathcal P'} =1\times1+1\times(-1)+0\times(-1)=0. \] \[ \boxed{\vec u(1;1;0)\ \text{dirige la droite}\ (d).} \]4. Point commun et représentation paramétrique.
On vérifie d’abord que \(M(2;1;3)\) appartient aux deux plans :
\[ 3\times2-3\times1+2\times3-9 =6-3+6-9=0, \] \[ 2-1-3+2=0. \]Donc \(M\in\mathcal P\cap\mathcal P'\). Comme \(\vec u(1;1;0)\) dirige \((d)\), on obtient :
\[ \boxed{ (d): \begin{cases} x=2+t\\ y=1+t\\ z=3 \end{cases} \quad t\in\mathbb R. } \]5. Inclusion dans le plan \((ABC)\).
On remplace \(x\), \(y\), \(z\) par les coordonnées d’un point quelconque de \((d)\) :
\[ -(2+t)+(1+t)+4\times3-11 =-2-t+1+t+12-11=0. \]Tous les points de \((d)\) vérifient l’équation de \((ABC)\), donc \((d)\subset(ABC)\).
\[ \boxed{(ABC),\ \mathcal P\ \text{et}\ \mathcal P'\ \text{ont une droite commune :}\ (d).} \]Dans le repère orthonormé \((O;\vec i,\vec j,\vec k)\) de l’espace, on considère les plans :
\[ \mathcal P:x-y-z-2=0, \qquad \mathcal P':x+y+3z=0. \]On considère aussi la droite \(\mathcal D\) de représentation paramétrique :
\[ \mathcal D: \begin{cases} x=-3-2t\\ y=2t\\ z=1+2t \end{cases} \quad t\in\mathbb R. \]Pour chaque proposition, indiquer si elle est vraie ou fausse et justifier la réponse.
Pour une droite orthogonale à un plan, son vecteur directeur doit être colinéaire à un vecteur normal du plan. Pour un projeté orthogonal sur un plan, construire la droite normale. Pour deux droites, comparer les vecteurs directeurs puis chercher une éventuelle intersection.
Proposition 1.
\[ \vec u_{\mathcal D}(-2;2;2), \qquad \vec n_{\mathcal P}(1;-1;-1). \] \[ \vec u_{\mathcal D}=-2\vec n_{\mathcal P}. \]Le vecteur directeur de la droite est colinéaire à un vecteur normal du plan.
\[ \boxed{\text{Proposition 1 vraie.}} \]Proposition 2.
La droite normale à \(\mathcal P\) passant par \(O\) est dirigée par \(\vec n_{\mathcal P}(1;-1;-1)\) :
\[ \begin{cases} x=s\\ y=-s\\ z=-s \end{cases} \quad s\in\mathbb R. \]On cherche son intersection avec \(\mathcal P\) :
\[ s-(-s)-(-s)-2=0 \Longleftrightarrow 3s-2=0 \Longleftrightarrow s=\frac23. \] \[ H\left(\frac23;-\frac23;-\frac23\right). \] \[ \boxed{\text{Proposition 2 vraie.}} \]Proposition 3.
On vérifie que tout point de \(\Delta\) appartient aux deux plans.
\[ (1-t')-(-1-2t')-t'-2=0, \] \[ (1-t')+(-1-2t')+3t'=0. \]La droite \(\Delta\) est donc incluse dans \(\mathcal P\cap\mathcal P'\). Les vecteurs normaux des plans ne sont pas colinéaires, donc leur intersection est une droite.
\[ \boxed{\text{Proposition 3 vraie.}} \]Proposition 4.
\[ \vec u_{\mathcal D}(-2;2;2), \qquad \vec u_{\Delta}(-1;-2;1). \]Ces deux vecteurs ne sont pas colinéaires. Si les droites étaient coplanaires, elles seraient donc sécantes. On cherche une intersection :
\[ \begin{cases} -3-2t=1-t'\\ 2t=-1-2t'\\ 1+2t=t' \end{cases} \]Avec \(t'=1+2t\), la première équation donne \(-3=0\), impossible.
\[ \boxed{\text{Proposition 4 fausse.}} \]L’espace est rapporté à un repère orthonormé \((O;\vec i,\vec j,\vec k)\). On considère les points :
\[ A(0;0;2),\qquad B(0;4;0),\qquad C(2;0;0). \]Pour la distance de \(O\) au plan, construis la droite normale au plan passant par \(O\), puis cherche son intersection avec \((ABC)\). Pour la hauteur du triangle, le plan \(P\) doit contenir \(A\) et être perpendiculaire à \((BC)\), donc son vecteur normal est dirigé par \(\overrightarrow{BC}\).
1.a. Équation du plan \((ABC)\).
On vérifie que les trois points satisfont l’équation \(2x+y+2z=4\).
\[ A(0;0;2):\quad 2\times0+0+2\times2=4. \] \[ B(0;4;0):\quad 2\times0+4+2\times0=4. \] \[ C(2;0;0):\quad 2\times2+0+2\times0=4. \]Les trois points appartiennent à ce plan et ils ne sont pas alignés, donc c’est bien le plan \((ABC)\).
\[ \boxed{(ABC):2x+y+2z=4.} \]1.b. Distance de \(O\) au plan \((ABC)\).
Le plan \((ABC)\) a pour vecteur normal \(\vec n(2;1;2)\). La droite normale au plan passant par \(O(0;0;0)\) est :
\[ \begin{cases} x=2s\\ y=s\\ z=2s \end{cases} \quad s\in\mathbb R. \]On cherche son intersection avec le plan :
\[ 2(2s)+s+2(2s)=4 \Longleftrightarrow 9s=4 \Longleftrightarrow s=\frac49. \] \[ H\left(\frac89;\frac49;\frac89\right). \]Donc :
\[ OH =\sqrt{\left(\frac89\right)^2+ \left(\frac49\right)^2+ \left(\frac89\right)^2} =\sqrt{\frac{64+16+64}{81}} =\frac{12}{9} =\frac43. \] \[ \boxed{d(O;(ABC))=\frac43.} \]2.a. Plan \(P\) passant par \(A\) et orthogonal à \((BC)\).
On calcule :
\[ \overrightarrow{BC}=C-B=(2;-4;0). \]Le plan \(P\) est orthogonal à la droite \((BC)\), donc \(\overrightarrow{BC}\) est un vecteur normal de \(P\). Avec le point \(A(0;0;2)\), on écrit :
\[ 2(x-0)-4(y-0)+0(z-2)=0. \] \[ 2x-4y=0 \Longleftrightarrow \boxed{P:x-2y=0.} \]2.b. Droite \(\Delta=P\cap(ABC)\).
On résout le système :
\[ \begin{cases} x-2y=0\\ 2x+y+2z=4 \end{cases} \]On pose \(y=t\). Alors \(x=2t\), puis :
\[ 2(2t)+t+2z=4 \Longleftrightarrow 5t+2z=4 \Longleftrightarrow z=2-\frac52t. \]Pour éviter les fractions, on pose \(t=2\lambda\). On obtient :
\[ \boxed{ \Delta: \begin{cases} x=4\lambda\\ y=2\lambda\\ z=2-5\lambda \end{cases} \quad \lambda\in\mathbb R. } \]Comme \(\Delta\) passe par \(A\) et est contenue dans le plan \(P\), qui est orthogonal à \((BC)\), la droite \(\Delta\) est la hauteur issue de \(A\) dans le triangle \(ABC\).
\[ \boxed{\Delta\ \text{est la hauteur issue de}\ A.} \]3.a. Médiane issue de \(B\).
Le milieu de \([AC]\) est :
\[ I\left(\frac{0+2}{2};\frac{0+0}{2};\frac{2+0}{2}\right) =I(1;0;1). \]La médiane issue de \(B\) passe par \(B(0;4;0)\) et \(I(1;0;1)\). Son vecteur directeur est :
\[ \overrightarrow{BI}=I-B=(1;-4;1). \]D’où :
\[ \boxed{ \Delta': \begin{cases} x=t\\ y=4-4t\\ z=t \end{cases} \quad t\in\mathbb R. } \]3.b. Triangle isocèle.
\[ AB^2=(0-0)^2+(4-0)^2+(0-2)^2=16+4=20. \] \[ BC^2=(2-0)^2+(0-4)^2+(0-0)^2=4+16=20. \] \[ \boxed{AB=BC=2\sqrt5,\ \text{donc le triangle}\ ABC\ \text{est isocèle en}\ B.} \]4. Intersection des droites \(\Delta\) et \(\Delta'\).
On cherche l’intersection entre :
\[ \Delta: \begin{cases} x=4\lambda\\ y=2\lambda\\ z=2-5\lambda \end{cases} \qquad \Delta': \begin{cases} x=t\\ y=4-4t\\ z=t. \end{cases} \]On résout :
\[ 4\lambda=t, \qquad 2\lambda=4-4t, \qquad 2-5\lambda=t. \]Avec \(t=4\lambda\), la troisième équation donne :
\[ 2-5\lambda=4\lambda \Longleftrightarrow 9\lambda=2 \Longleftrightarrow \lambda=\frac29. \] \[ t=4\lambda=\frac89. \]Donc :
\[ H\left(\frac89;\frac49;\frac89\right). \]Le point \(H\) est l’intersection d’une hauteur et d’une médiane. Comme le triangle est isocèle en \(B\), la médiane issue de \(B\) est aussi une hauteur. Ainsi \(H\) est le point de concours des hauteurs.
\[ \boxed{H\ \text{est l’orthocentre du triangle}\ ABC.} \]5. Projeté orthogonal de \(O\) sur \((ABC)\).
On a trouvé :
\[ H\left(\frac89;\frac49;\frac89\right). \]Alors :
\[ \overrightarrow{OH} =\left(\frac89;\frac49;\frac89\right) =\frac49(2;1;2). \]Or \((2;1;2)\) est un vecteur normal au plan \((ABC)\). Donc \((OH)\) est perpendiculaire au plan \((ABC)\). Comme \(H\in(ABC)\), le point \(H\) est le projeté orthogonal de \(O\) sur \((ABC)\).
\[ OH=\frac43. \] \[ \boxed{d(O;(ABC))=\frac43.} \]L’espace est rapporté à un repère orthonormé direct \((O;\vec i,\vec j,\vec k)\). On considère les points :
\[ A(-2;0;1),\qquad B(1;2;-1),\qquad C(-2;2;2). \]Pour l’angle, utilise la formule du produit scalaire. Pour l’intersection droite-plan, remplace les coordonnées paramétriques dans l’équation du plan. Pour la projection, construis la droite normale au plan \((ABC)\) passant par \(D\), puis calcule le point d’intersection avec le plan et la longueur obtenue.
1.a. Produit scalaire et longueurs.
\[ \overrightarrow{AB}=B-A=(3;2;-2), \qquad \overrightarrow{AC}=C-A=(0;2;1). \] \[ \overrightarrow{AB}\cdot\overrightarrow{AC} =3\times0+2\times2+(-2)\times1 =2. \] \[ AB=\sqrt{3^2+2^2+(-2)^2}=\sqrt{13}, \qquad AC=\sqrt{0^2+2^2+1^2}=\sqrt5. \] \[ \boxed{\overrightarrow{AB}\cdot\overrightarrow{AC}=2, \qquad AB=\sqrt{13},\qquad AC=\sqrt5.} \]1.b. Angle \(\widehat{BAC}\).
On utilise :
\[ \overrightarrow{AB}\cdot\overrightarrow{AC} =AB\times AC\times\cos(\widehat{BAC}). \] \[ \cos(\widehat{BAC}) =\frac{2}{\sqrt{13}\sqrt5} =\frac{2}{\sqrt{65}}. \]Donc :
\[ \widehat{BAC}\approx 76^\circ. \] \[ \boxed{\widehat{BAC}\approx 76^\circ.} \]1.c. Non-alignement.
Si les points \(A\), \(B\) et \(C\) étaient alignés, l’angle \(\widehat{BAC}\) vaudrait \(0^\circ\) ou \(180^\circ\). Or on a trouvé environ \(76^\circ\).
\[ \boxed{A, B\ \text{et}\ C\ \text{ne sont pas alignés.}} \]2. Vérification de l’équation du plan \((ABC)\).
On remplace les coordonnées des trois points dans \(2x-y+2z+2\).
\[ A(-2;0;1):\quad 2(-2)-0+2(1)+2=0. \] \[ B(1;2;-1):\quad 2(1)-2+2(-1)+2=0. \] \[ C(-2;2;2):\quad 2(-2)-2+2(2)+2=0. \]Les trois points appartiennent au plan proposé et ils ne sont pas alignés, donc ce plan est bien le plan \((ABC)\).
\[ \boxed{(ABC):2x-y+2z+2=0.} \]3. Intersection des plans \(\mathcal P_1\) et \(\mathcal P_2\).
Les vecteurs normaux sont :
\[ \vec n_1(1;1;-3), \qquad \vec n_2(1;-2;6). \]Ils ne sont pas colinéaires, donc les plans \(\mathcal P_1\) et \(\mathcal P_2\) sont sécants.
Vérifions maintenant la représentation donnée. Pour un point de \(\mathcal D\), on a :
\[ x=-2, \qquad y=-1+3t, \qquad z=t. \]Dans \(\mathcal P_1\) :
\[ x+y-3z+3 =-2+(-1+3t)-3t+3=0. \]Dans \(\mathcal P_2\) :
\[ x-2y+6z =-2-2(-1+3t)+6t=0. \]Tous les points de la droite proposée appartiennent aux deux plans. Comme les deux plans sont sécants, cette droite est leur droite d’intersection.
\[ \boxed{\mathcal P_1\cap\mathcal P_2=\mathcal D.} \]4. Intersection de \(\mathcal D\) avec \((ABC)\).
On remplace dans l’équation du plan \((ABC)\) :
\[ 2x-y+2z+2 =2(-2)-(-1+3t)+2t+2 =-1-t. \] \[ -1-t=0 \Longleftrightarrow t=-1. \]Pour \(t=-1\), on obtient :
\[ x=-2, \qquad y=-1+3(-1)=-4, \qquad z=-1. \] \[ \boxed{\mathcal D\cap(ABC)=\{K(-2;-4;-1)\}.} \]5.a. Projeté orthogonal de \(D\) sur \((ABC)\).
Le plan \((ABC)\) a pour équation \(2x-y+2z+2=0\), donc un vecteur normal est :
\[ \vec n(2;-1;2). \]La droite normale au plan passant par \(D(1;-3;1)\) est :
\[ \begin{cases} x=1+2s\\ y=-3-s\\ z=1+2s \end{cases} \quad s\in\mathbb R. \]On cherche son intersection avec le plan \((ABC)\) :
\[ 2(1+2s)-(-3-s)+2(1+2s)+2=0. \] \[ 9+9s=0 \Longleftrightarrow s=-1. \]Donc le projeté orthogonal est :
\[ H(-1;-2;-1). \] \[ \boxed{H(-1;-2;-1)} \]5.b. Distance de \(D\) au plan \((ABC)\).
\[ \overrightarrow{DH} = (-2;1;-2). \] \[ DH = \sqrt{(-2)^2+1^2+(-2)^2} = 3. \] \[ \boxed{d(D,(ABC))=3} \]5.c. Volume du tétraèdre \(ABCD\).
On prend le triangle \(ABC\) comme base. On a déjà calculé :
\[ AB=\sqrt{13}, \qquad AC=\sqrt5, \qquad \overrightarrow{AB}\cdot\overrightarrow{AC}=2. \]On calcule l’aire de \(ABC\) avec \(\mathcal A=\dfrac12 AB\times AC\times\sin(\widehat{BAC})\). Comme \(\cos(\widehat{BAC})=\dfrac{2}{\sqrt{65}}\), on a :
\[ \sin^2(\widehat{BAC}) = 1-\frac{4}{65} = \frac{61}{65}. \] \[ \mathcal A_{ABC} = \frac12\times\sqrt{13}\times\sqrt5\times\sqrt{\frac{61}{65}} = \frac{\sqrt{61}}{2}. \] \[ V_{ABCD} = \frac13\times\mathcal A_{ABC}\times DH = \frac13\times\frac{\sqrt{61}}2\times3 = \frac{\sqrt{61}}2. \] \[ \boxed{V_{ABCD}=\frac{\sqrt{61}}2} \]L’espace est rapporté à un repère orthonormé \((O;\vec i,\vec j,\vec k)\). Soit \(\mathcal P\) le plan d’équation :
\[ 3x+y-z-1=0. \]Soit \(\mathcal D\) la droite dont une représentation paramétrique est :
\[ \mathcal D: \begin{cases} x=-t+1\\ y=2t\\ z=-t+2 \end{cases} \quad t\in\mathbb R. \]Le vecteur directeur de \(\mathcal D\) est visible dans la représentation paramétrique. Si un plan est orthogonal à une droite, alors ce vecteur directeur est un vecteur normal du plan. Pour la distance minimale, complète le carré dans l’expression de \(CM_t^2\).
1.a. Appartenance de \(C\) au plan \(\mathcal P\).
On remplace \(x\), \(y\), \(z\) par les coordonnées de \(C(1;3;2)\) :
\[ 3\times1+3-2-1=3. \]Le résultat n’est pas nul, donc \(C\) n’appartient pas au plan \(\mathcal P\).
\[ \boxed{C\notin\mathcal P.} \]1.b. Inclusion de \(\mathcal D\) dans \(\mathcal P\).
On remplace les coordonnées d’un point quelconque de \(\mathcal D\) dans l’équation de \(\mathcal P\) :
\[ 3(-t+1)+2t-(-t+2)-1 =-3t+3+2t+t-2-1 =0. \]Tous les points de \(\mathcal D\) vérifient l’équation de \(\mathcal P\), donc la droite est incluse dans le plan.
\[ \boxed{\mathcal D\subset\mathcal P.} \]2.a. Équation du plan \(\mathcal Q\).
La droite \(\mathcal D\) a pour vecteur directeur :
\[ \vec u(-1;2;-1). \]Le plan \(\mathcal Q\) est orthogonal à la droite \(\mathcal D\), donc \(\vec u\) est un vecteur normal de \(\mathcal Q\). Comme \(\mathcal Q\) passe par \(C(1;3;2)\), on écrit :
\[ -1(x-1)+2(y-3)-1(z-2)=0. \] \[ -x+1+2y-6-z+2=0 \Longleftrightarrow -x+2y-z-3=0. \] \[ \boxed{\mathcal Q:-x+2y-z-3=0.} \]2.b. Point d’intersection \(I=\mathcal Q\cap\mathcal D\).
On remplace les coordonnées de \(\mathcal D\) dans l’équation de \(\mathcal Q\) :
\[ -(-t+1)+2(2t)-(-t+2)-3=0. \] \[ t-1+4t+t-2-3=0 \Longleftrightarrow 6t-6=0 \Longleftrightarrow t=1. \]Pour \(t=1\), on obtient :
\[ I(0;2;1). \] \[ \boxed{I(0;2;1).} \]2.c. Longueur \(CI\).
\[ \overrightarrow{CI}=I-C=(-1;-1;-1). \] \[ CI=\sqrt{(-1)^2+(-1)^2+(-1)^2}=\sqrt3. \] \[ \boxed{CI=\sqrt3.} \]3.a. Expression de \(CM_t^2\).
On a :
\[ C(1;3;2), \qquad M_t(-t+1;2t;-t+2). \] \[ \overrightarrow{CM_t}=M_t-C=(-t;2t-3;-t). \] \[ CM_t^2=(-t)^2+(2t-3)^2+(-t)^2. \] \[ CM_t^2=t^2+(4t^2-12t+9)+t^2 =6t^2-12t+9. \] \[ \boxed{CM_t^2=6t^2-12t+9.} \]3.b. Distance minimale.
On complète le carré :
\[ CM_t^2 =6t^2-12t+9 =6(t^2-2t)+9 =6\left((t-1)^2-1\right)+9. \] \[ CM_t^2=6(t-1)^2+3. \]Comme \((t-1)^2\geq0\), on a :
\[ CM_t^2\geq3. \]La valeur minimale de \(CM_t^2\) est donc \(3\), atteinte pour \(t=1\). Ainsi la valeur minimale de \(CM_t\) est \(\sqrt3\).
Or, pour \(t=1\), le point \(M_t\) est précisément \(I(0;2;1)\). Donc :
\[ \boxed{\min_{t\in\mathbb R}CM_t=CI=\sqrt3.} \]Dans un repère orthonormé de l’espace, on considère les points :
\[ A(1;0;2), \qquad B(3;1;-1), \qquad C(0;2;1), \qquad D(4;-1;3). \]On calcule :
\[ \overrightarrow{AB}=(2;1;-3), \qquad \overrightarrow{AC}=(-1;2;-1). \]Ces vecteurs ne sont pas colinéaires, donc les points \(A\), \(B\), \(C\) définissent bien un plan.
Cherchons un vecteur normal \(\vec n(a;b;c)\). On impose :
\[ \begin{cases} 2a+b-3c=0\\ -a+2b-c=0 \end{cases} \]Une solution simple est \(\vec n(1;1;1)\). Ainsi une équation de \((ABC)\) est :
\[ x+y+z+d=0. \]Comme \(A(1;0;2)\) appartient au plan :
\[ 1+0+2+d=0 \Longleftrightarrow d=-3. \] \[ \boxed{(ABC):x+y+z-3=0} \]La droite normale au plan passant par \(D(4;-1;3)\) a pour représentation :
\[ \begin{cases} x=4+t\\ y=-1+t\\ z=3+t \end{cases} \quad t\in\mathbb R. \]Son intersection avec le plan vérifie :
\[ (4+t)+(-1+t)+(3+t)-3=0 \Longleftrightarrow 3+3t=0 \Longleftrightarrow t=-1. \]Donc :
\[ H(3;-2;2). \] \[ \overrightarrow{DH}=(-1;-1;-1), \qquad DH=\sqrt3. \] \[ \boxed{d(D,(ABC))=\sqrt3} \]Calculons maintenant l’aire de \(ABC\). On a :
\[ AB=\sqrt{14}, \qquad AC=\sqrt6, \qquad \overrightarrow{AB}\cdot\overrightarrow{AC} = 2\times(-1)+1\times2+(-3)\times(-1) = 3. \]Donc :
\[ \cos(\widehat{BAC}) = \frac{3}{\sqrt{14}\sqrt6}. \]Ainsi :
\[ \sin^2(\widehat{BAC}) = 1-\frac{9}{84} = \frac{75}{84} = \frac{25}{28}. \] \[ \sin(\widehat{BAC}) = \frac{5}{2\sqrt7}. \]L’aire du triangle \(ABC\) vaut :
\[ \mathcal A_{ABC} = \frac12 \times AB \times AC \times \sin(\widehat{BAC}). \] \[ \mathcal A_{ABC} = \frac12 \times \sqrt{14} \times \sqrt6 \times \frac{5}{2\sqrt7} = \frac{5\sqrt3}{2}. \]Enfin :
\[ V_{ABCD} = \frac13 \times \mathcal A_{ABC} \times d(D,(ABC)). \] \[ V_{ABCD} = \frac13 \times \frac{5\sqrt3}{2} \times \sqrt3 = \frac52. \] \[ \boxed{V_{ABCD}=\frac52} \]On considère les plans :
\[ P:x+2y-z-3=0 \qquad\text{et}\qquad Q:2x-y+z-1=0. \]On considère le point \(A(2;0;4)\).
Les vecteurs normaux des plans sont :
\[ \vec n_P(1;2;-1), \qquad \vec n_Q(2;-1;1). \]Ces deux vecteurs ne sont pas colinéaires, donc les plans \(P\) et \(Q\) sont sécants selon une droite \(\Delta\).
Pour déterminer \(\Delta\), on résout :
\[ \begin{cases} x+2y-z-3=0\\ 2x-y+z-1=0 \end{cases} \]On pose \(z=5\lambda\). Le système devient :
\[ \begin{cases} x+2y=3+5\lambda\\ 2x-y=1-5\lambda \end{cases} \]On obtient :
\[ x=1-\lambda, \qquad y=1+3\lambda. \] \[ \boxed{ \Delta: \begin{cases} x=1-\lambda\\ y=1+3\lambda\\ z=5\lambda \end{cases} \quad \lambda\in\mathbb R } \]Pour projeter \(A(2;0;4)\) sur \(P\), on utilise la droite normale à \(P\) passant par \(A\), de vecteur directeur \(\vec n_P(1;2;-1)\) :
\[ \begin{cases} x=2+t\\ y=2t\\ z=4-t \end{cases} \quad t\in\mathbb R. \]On cherche son intersection avec \(P\) :
\[ (2+t)+2(2t)-(4-t)-3=0. \] \[ 6t-5=0 \Longleftrightarrow t=\frac56. \] \[ H\left(\frac{17}{6};\frac53;\frac{19}{6}\right). \] \[ \overrightarrow{AH} = \left(\frac56;\frac53;-\frac56\right). \] \[ AH = \sqrt{ \left(\frac56\right)^2 + \left(\frac53\right)^2 + \left(-\frac56\right)^2 } = \sqrt{\frac{150}{36}} = \frac{5\sqrt6}{6}. \] \[ \boxed{d(A,P)=\frac{5\sqrt6}{6}} \]Ce bilan rassemble les réflexes essentiels à réutiliser dans les exercices type Bac : vérifier une appartenance, obtenir une équation de plan, construire une droite normale, traiter une intersection et conclure proprement sur une distance, un angle, une aire ou un volume.
On remplace les coordonnées du point dans l’équation du plan. Si le résultat est nul, alors le point appartient au plan.
\[ \boxed{ M(x_M;y_M;z_M)\in P \Longleftrightarrow ax_M+by_M+cz_M+d=0 } \]On remplace les coordonnées paramétriques de la droite dans l’équation du plan. Si l’expression obtenue vaut toujours \(0\), alors tous les points de la droite appartiennent au plan.
\[ \boxed{ \forall t\in\mathbb R,\quad a x(t)+b y(t)+c z(t)+d=0 \Longrightarrow d\subset P } \]Si le plan passe par \(A(x_A;y_A;z_A)\) et admet \(\vec n(a;b;c)\) comme vecteur normal, alors on écrit :
\[ \boxed{ a(x-x_A)+b(y-y_A)+c(z-z_A)=0 } \]Cette méthode est la plus sûre pour construire un plan orthogonal à une droite.
On compare leurs vecteurs normaux. Si les vecteurs normaux ne sont pas colinéaires, alors les deux plans sont sécants selon une droite.
\[ \boxed{ \vec n_P\ \text{et}\ \vec n_Q\ \text{non colinéaires} \Longrightarrow P\cap Q\ \text{est une droite} } \]Une droite d’intersection se décrit avec un point commun et un vecteur directeur. Le vecteur directeur est orthogonal aux deux vecteurs normaux des plans.
\[ \boxed{ M\in P\cap Q, \quad \vec u\cdot\vec n_P=0, \quad \vec u\cdot\vec n_Q=0 } \] \[ \boxed{ d: \begin{cases} x=x_M+t u_x\\ y=y_M+t u_y\\ z=z_M+t u_z \end{cases} \quad t\in\mathbb R } \]Pour rester dans une méthode Bac sans formule directe, on construit la droite normale au plan passant par le point, puis on cherche son intersection avec le plan.
\[ \boxed{ \text{Si }H\text{ est le projeté orthogonal de }A\text{ sur }P, \quad d(A,P)=AH } \]Si \(H\) est le projeté orthogonal de \(M\) sur une droite de vecteur directeur \(\vec u\), alors \(\overrightarrow{MH}\) est orthogonal à \(\vec u\).
\[ \boxed{ H\in d \quad\text{et}\quad \overrightarrow{MH}\cdot\vec u=0 \Longrightarrow d(M,d)=MH } \]Quand une distance dépend d’un paramètre \(t\), on peut aussi minimiser \(CM_t^2\) en complétant le carré.
Pour vérifier que \(H\) est le projeté orthogonal d’un point \(A\) sur un plan \(P\), il faut vérifier que \(H\) appartient au plan et que la droite \((AH)\) est orthogonale au plan.
\[ \boxed{ H\in P \quad\text{et}\quad \overrightarrow{AH}\parallel \vec n_P \Longrightarrow H\text{ est le projeté orthogonal de }A\text{ sur }P } \]Pour calculer un angle, on utilise le produit scalaire et les longueurs.
\[ \boxed{ \overrightarrow{AB}\cdot\overrightarrow{AC} =AB\times AC\times\cos(\widehat{BAC}) } \]Pour une aire de triangle, on peut utiliser deux côtés et l’angle compris. Pour un tétraèdre, on utilise une base et une hauteur.
\[ \boxed{ \mathcal A_{ABC} = \frac12 \times AB \times AC \times \sin(\widehat{BAC}) } \] \[ \boxed{ V= \frac13 \times \text{aire de la base} \times \text{hauteur} } \]En géométrie dans l’espace, une bonne copie montre toujours les objets utilisés : un point, un vecteur directeur ou normal, puis une vérification par substitution ou par produit scalaire. La conclusion doit être écrite en phrase complète.