Première Spécialité Mathématiques

Révision — Probabilités et variables aléatoires

Arbres pondérés, probabilités conditionnelles, indépendance, loi de probabilité, espérance, variance et écart-type : une page complète pour réviser efficacement avant un devoir ou un bac blanc.

Arbres pondérés Conditionnelles Indépendance Loi Espérance Variance

Méthode générale

En probabilités, la difficulté principale n’est pas le calcul, mais la lecture de la situation : identifier les événements, choisir la bonne formule, utiliser l’arbre correctement, puis interpréter le résultat obtenu.

Événements Arbre Formule Calcul Conclusion
Point clé : sur une branche, on lit une probabilité conditionnelle ; sur un chemin, on multiplie ; pour réunir plusieurs chemins compatibles, on additionne.

Sommaire

  1. Partie I — Questions de cours
  2. Partie II — Cours essentiel
  3. Partie III — Méthodes directes
  4. Partie IV — Applications guidées
  5. Partie V — Exercices bien avancés type Bac blanc
  6. Partie VI — Bilan méthode

Partie I — Questions de cours avancées

Cette partie vérifie les bases indispensables : vocabulaire, arbres pondérés, probabilités conditionnelles, indépendance et variables aléatoires.

1. Événements et probabilités — Questions fondamentales

  1. Que signifie \(P(A)\) ?
  2. Que signifie \(\overline A\) ?
  3. Quelle est la formule de \(P(\overline A)\) ?
  4. Que signifie \(A\cap B\) ?
  5. Que signifie \(A\cup B\) ?
  6. Quelle est la formule de \(P(A\cup B)\) ?
  7. Quand deux événements sont-ils incompatibles ?
Réponses attendues détaillées
  1. \(P(A)\) désigne la probabilité que l’événement \(A\) se réalise.
  2. \(\overline A\) désigne l’événement contraire de \(A\).
  3. \[ P(\overline A)=1-P(A). \]
  4. \(A\cap B\) signifie que \(A\) et \(B\) sont réalisés en même temps.
  5. \(A\cup B\) signifie que \(A\) ou \(B\), ou les deux, sont réalisés.
  6. \[ P(A\cup B)=P(A)+P(B)-P(A\cap B). \]
  7. Deux événements sont incompatibles si \(A\cap B=\varnothing\), donc \(P(A\cap B)=0\).

2. Probabilités conditionnelles — Questions de cours

  1. Que signifie \(P_A(B)\) ?
  2. Quelle est la formule de \(P_A(B)\) ?
  3. Comment calcule-t-on \(P(A\cap B)\) avec une probabilité conditionnelle ?
  4. Que représente une branche dans un arbre pondéré ?
  5. Que représente un chemin complet dans un arbre pondéré ?
Réponses attendues détaillées
  1. \(P_A(B)\) est la probabilité de \(B\) sachant que \(A\) est réalisé.
  2. Si \(P(A)\neq0\), alors : \[ P_A(B)=\frac{P(A\cap B)}{P(A)}. \]
  3. On utilise : \[ P(A\cap B)=P(A)\times P_A(B). \]
  4. Une branche porte une probabilité conditionnelle.
  5. La probabilité d’un chemin complet se calcule en multipliant les probabilités des branches.

3. Variables aléatoires — Questions de cours

  1. Qu’est-ce qu’une variable aléatoire ?
  2. Qu’est-ce qu’une loi de probabilité ?
  3. Quelle est la formule de l’espérance ?
  4. Que représente l’espérance dans un jeu ?
  5. Quelle est la formule de la variance ?
  6. Quelle est la relation entre variance et écart-type ?
Réponses attendues détaillées
  1. Une variable aléatoire associe un nombre à chaque issue d’une expérience aléatoire.
  2. La loi de probabilité donne les valeurs possibles de la variable et leurs probabilités.
  3. Si \(X\) prend les valeurs \(x_i\) avec probabilités \(p_i\), alors : \[ E(X)=\sum x_i p_i. \]
  4. Dans un jeu, l’espérance représente le gain moyen théorique à long terme.
  5. \[ V(X)=\sum p_i(x_i-E(X))^2. \]
  6. \[ \sigma(X)=\sqrt{V(X)}. \]

Partie II — Cours essentiel

1. Probabilité conditionnelle

Si \(P(A)\neq0\), la probabilité de \(B\) sachant \(A\) est :

\[ P_A(B)=\frac{P(A\cap B)}{P(A)}. \]

On en déduit la formule très utilisée :

\[ P(A\cap B)=P(A)\times P_A(B). \]
Interprétation : \(P_A(B)\) signifie que l’univers est réduit aux cas où \(A\) est déjà réalisé.

2. Formule des probabilités totales

Si \(A\) et \(\overline A\) forment une partition de l’univers, alors :

\[ P(B)=P(A\cap B)+P(\overline A\cap B). \]

Avec les probabilités conditionnelles :

\[ P(B)=P(A)P_A(B)+P(\overline A)P_{\overline A}(B). \]
Attention : cette formule correspond souvent à l’addition de deux chemins dans un arbre pondéré.

3. Indépendance

Deux événements \(A\) et \(B\) sont indépendants lorsque :

\[ P(A\cap B)=P(A)P(B). \]

Si \(P(A)\neq0\), cela revient aussi à dire :

\[ P_A(B)=P(B). \]
Interprétation : savoir que \(A\) est réalisé ne change pas la probabilité de \(B\).

4. Loi d’une variable aléatoire

Une variable aléatoire \(X\) peut prendre plusieurs valeurs \(x_1,x_2,\ldots,x_n\). Sa loi de probabilité se présente sous forme de tableau.

Valeur \(x_i\) \(x_1\) \(x_2\) \(\cdots\) \(x_n\)
Probabilité \(p_i\) \(p_1\) \(p_2\) \(\cdots\) \(p_n\)

Les probabilités doivent vérifier :

\[ p_1+p_2+\cdots+p_n=1. \]

5. Espérance, variance et écart-type

L’espérance est :

\[ E(X)=\sum x_i p_i. \]

La variance est :

\[ V(X)=\sum p_i(x_i-E(X))^2. \]

On peut aussi utiliser :

\[ V(X)=E(X^2)-[E(X)]^2. \]

L’écart-type est :

\[ \sigma(X)=\sqrt{V(X)}. \]
Interprétation : l’espérance mesure une moyenne théorique ; l’écart-type mesure la dispersion autour de cette moyenne.

Partie III — Méthodes directes

1. Utiliser une probabilité conditionnelle

On donne :

\[ P(A)=0,4 \qquad\text{et}\qquad P_A(B)=0,7. \]
  1. Calculer \(P(A\cap B)\).
  2. Interpréter le résultat.
Correction détaillée

On utilise :

\[ P(A\cap B)=P(A)\times P_A(B). \] \[ P(A\cap B)=0,4\times0,7=0,28. \]
Conclusion : \[ \boxed{P(A\cap B)=0,28.} \] La probabilité que \(A\) et \(B\) soient réalisés est \(28\%\).

2. Utiliser les probabilités totales

On donne :

\[ P(A)=0,3,\qquad P_A(B)=0,8,\qquad P_{\overline A}(B)=0,2. \]
  1. Calculer \(P(\overline A)\).
  2. Calculer \(P(B)\).
Correction détaillée \[ P(\overline A)=1-P(A)=1-0,3=0,7. \]

D’après la formule des probabilités totales :

\[ P(B)=P(A)P_A(B)+P(\overline A)P_{\overline A}(B). \] \[ P(B)=0,3\times0,8+0,7\times0,2. \] \[ P(B)=0,24+0,14=0,38. \]
Conclusion : \[ \boxed{P(B)=0,38.} \]

3. Tester l’indépendance

On donne :

\[ P(A)=0,5,\qquad P(B)=0,6,\qquad P(A\cap B)=0,3. \]
  1. Calculer \(P(A)P(B)\).
  2. Les événements \(A\) et \(B\) sont-ils indépendants ?
Correction détaillée \[ P(A)P(B)=0,5\times0,6=0,3. \]

Or :

\[ P(A\cap B)=0,3. \]

Donc :

\[ P(A\cap B)=P(A)P(B). \]
Conclusion : \[ \boxed{A\text{ et }B\text{ sont indépendants}.} \]

Partie IV — Applications guidées

Application 1 — Arbre pondéré et dépistage

Dans une population, \(4\%\) des personnes sont atteintes d’une maladie. Un test est positif dans \(95\%\) des cas chez une personne malade. Il est positif dans \(8\%\) des cas chez une personne non malade.

On note \(M\) l’événement « la personne est malade » et \(T\) l’événement « le test est positif ».

  1. Donner \(P(M)\), \(P(\overline M)\), \(P_M(T)\) et \(P_{\overline M}(T)\).
  2. Calculer \(P(M\cap T)\).
  3. Calculer \(P(T)\).
  4. Calculer \(P_T(M)\).
  5. Interpréter le résultat obtenu.
Indice méthode

Pour calculer \(P(T)\), on additionne les deux chemins qui mènent à \(T\) : le chemin \(M\cap T\) et le chemin \(\overline M\cap T\).

Correction détaillée

On a :

\[ P(M)=0,04, \qquad P(\overline M)=0,96. \] \[ P_M(T)=0,95, \qquad P_{\overline M}(T)=0,08. \]

Donc :

\[ P(M\cap T)=P(M)P_M(T)=0,04\times0,95=0,038. \]

Puis :

\[ P(T)=P(M\cap T)+P(\overline M\cap T). \] \[ P(T)=0,04\times0,95+0,96\times0,08. \] \[ P(T)=0,038+0,0768=0,1148. \]

Enfin :

\[ P_T(M)=\frac{P(M\cap T)}{P(T)} = \frac{0,038}{0,1148} \approx0,331. \]
Conclusion : \[ \boxed{P_T(M)\approx0,331.} \] Sachant que le test est positif, la probabilité que la personne soit réellement malade est environ \(33,1\%\).

Application 2 — Loi de probabilité, espérance et variance

Une variable aléatoire \(X\) a la loi suivante :

\(x_i\) \(-2\) \(1\) \(4\)
\(P(X=x_i)\) \(0,2\) \(0,5\) \(0,3\)
  1. Vérifier que ce tableau définit bien une loi de probabilité.
  2. Calculer \(E(X)\).
  3. Calculer \(V(X)\).
  4. En déduire \(\sigma(X)\).
Correction détaillée

On vérifie :

\[ 0,2+0,5+0,3=1. \]

Le tableau définit donc bien une loi de probabilité.

L’espérance vaut :

\[ E(X)=(-2)\times0,2+1\times0,5+4\times0,3. \] \[ E(X)=-0,4+0,5+1,2=1,3. \]

La variance vaut :

\[ V(X)=0,2(-2-1,3)^2+0,5(1-1,3)^2+0,3(4-1,3)^2. \] \[ V(X)=0,2(-3,3)^2+0,5(-0,3)^2+0,3(2,7)^2. \] \[ V(X)=0,2\times10,89+0,5\times0,09+0,3\times7,29. \] \[ V(X)=2,178+0,045+2,187=4,41. \]

Donc :

\[ \sigma(X)=\sqrt{4,41}=2,1. \]
Conclusion : \[ \boxed{E(X)=1,3,\qquad V(X)=4,41,\qquad \sigma(X)=2,1.} \]

Partie V — Exercices avancés type Bac blanc Première Spé

Cette série est conçue pour un niveau solide de Première Spécialité : arbres pondérés, probabilités conditionnelles, inversion de condition, indépendance, loi de probabilité, espérance, variance, écart-type et interprétation complète.

Exercice type Bac 1 — Test médical, faux positifs et inversion de condition

Une maladie touche \(2\%\) d’une population. Un laboratoire propose un test de dépistage.

  • Si une personne est malade, le test est positif avec une probabilité de \(0,98\).
  • Si une personne n’est pas malade, le test est positif avec une probabilité de \(0,06\).

On choisit une personne au hasard. On note :

\[ M : \text{« la personne est malade »} \qquad\text{et}\qquad T : \text{« le test est positif »}. \]
  1. Donner \(P(M)\), \(P(\overline M)\), \(P_M(T)\) et \(P_{\overline M}(T)\).
  2. Calculer \(P(M\cap T)\).
  3. Calculer \(P(T)\).
  4. Calculer \(P_T(M)\).
  5. Interpréter le résultat obtenu dans le contexte.
  6. Le test est-il suffisant pour affirmer qu’une personne est malade ? Justifier.
Indice méthode

Pour calculer \(P_T(M)\), il faut d’abord calculer \(P(T)\). Attention : \(P_T(M)\) n’est pas égal à \(P_M(T)\).

\[ P_T(M)=\frac{P(M\cap T)}{P(T)}. \]
Correction détaillée

D’après l’énoncé :

\[ P(M)=0,02 \qquad\text{et}\qquad P(\overline M)=0,98. \] \[ P_M(T)=0,98 \qquad\text{et}\qquad P_{\overline M}(T)=0,06. \]

On calcule :

\[ P(M\cap T)=P(M)P_M(T)=0,02\times0,98=0,0196. \]

D’après la formule des probabilités totales :

\[ P(T)=P(M\cap T)+P(\overline M\cap T). \] \[ P(T)=0,02\times0,98+0,98\times0,06. \] \[ P(T)=0,0196+0,0588=0,0784. \]

On cherche la probabilité qu’une personne soit malade sachant que le test est positif :

\[ P_T(M)=\frac{P(M\cap T)}{P(T)} = \frac{0,0196}{0,0784} = 0,25. \]
Conclusion : \[ \boxed{P_T(M)=0,25.} \] Sachant que le test est positif, la probabilité que la personne soit réellement malade est de \(25\%\).
Interprétation : le test détecte très bien les malades, mais comme la maladie est rare, les faux positifs restent nombreux parmi les tests positifs. Un test positif seul ne suffit donc pas à affirmer avec certitude qu’une personne est malade.

Exercice type Bac 2 — Trois fournisseurs, défauts et origine probable

Une entreprise reçoit des pièces de trois fournisseurs \(A\), \(B\) et \(C\).

  • Le fournisseur \(A\) fournit \(45\%\) des pièces.
  • Le fournisseur \(B\) fournit \(35\%\) des pièces.
  • Le fournisseur \(C\) fournit le reste.

Les probabilités qu’une pièce soit défectueuse sont :

\[ P_A(D)=0,04, \qquad P_B(D)=0,06, \qquad P_C(D)=0,12. \]

On choisit une pièce au hasard. On note \(D\) l’événement : « la pièce est défectueuse ».

  1. Déterminer \(P(C)\).
  2. Calculer \(P(A\cap D)\), \(P(B\cap D)\) et \(P(C\cap D)\).
  3. Calculer \(P(D)\).
  4. Une pièce est défectueuse. Calculer la probabilité qu’elle provienne du fournisseur \(C\).
  5. Comparer \(P_D(C)\) et \(P(C)\). Interpréter.
  6. Les événements \(C\) et \(D\) sont-ils indépendants ? Justifier.
Indice méthode

La question 4 demande une probabilité conditionnelle inversée :

\[ P_D(C)=\frac{P(C\cap D)}{P(D)}. \]

Pour l’indépendance, on peut comparer \(P_C(D)\) et \(P(D)\).

Correction détaillée

On a :

\[ P(C)=1-0,45-0,35=0,20. \]

On calcule les probabilités des chemins :

\[ P(A\cap D)=0,45\times0,04=0,018. \] \[ P(B\cap D)=0,35\times0,06=0,021. \] \[ P(C\cap D)=0,20\times0,12=0,024. \]

Donc :

\[ P(D)=0,018+0,021+0,024=0,063. \]

On cherche :

\[ P_D(C)=\frac{P(C\cap D)}{P(D)} = \frac{0,024}{0,063}. \] \[ P_D(C)=\frac{24}{63}=\frac{8}{21}\approx0,381. \]

On compare :

\[ P(C)=0,20 \qquad\text{et}\qquad P_D(C)\approx0,381. \]

Sachant que la pièce est défectueuse, la probabilité qu’elle provienne de \(C\) augmente fortement.

Pour l’indépendance, on compare :

\[ P_C(D)=0,12 \qquad\text{et}\qquad P(D)=0,063. \]

Ces deux probabilités ne sont pas égales.

Conclusion : \[ \boxed{C\text{ et }D\text{ ne sont pas indépendants}.} \]

Exercice type Bac 3 — Indépendance, union et probabilité conditionnelle

Dans un lycée, on interroge un élève au hasard. On note :

\[ S : \text{« l’élève pratique un sport »} \qquad\text{et}\qquad M : \text{« l’élève suit une option musicale »}. \]

On donne :

\[ P(S)=0,48, \qquad P(M)=0,35, \qquad P(S\cap M)=0,18. \]
  1. Calculer \(P_S(M)\).
  2. Calculer \(P_M(S)\).
  3. Les événements \(S\) et \(M\) sont-ils indépendants ?
  4. Calculer \(P(S\cup M)\).
  5. Calculer \(P(\overline S\cap M)\).
  6. Interpréter \(P(\overline S\cap M)\).
Indice méthode

Attention aux deux probabilités conditionnelles :

\[ P_S(M)=\frac{P(S\cap M)}{P(S)} \qquad\text{et}\qquad P_M(S)=\frac{P(S\cap M)}{P(M)}. \]
Correction détaillée

On calcule :

\[ P_S(M)=\frac{P(S\cap M)}{P(S)} = \frac{0,18}{0,48} = 0,375. \] \[ P_M(S)=\frac{P(S\cap M)}{P(M)} = \frac{0,18}{0,35} = \frac{18}{35} \approx0,514. \]

Pour tester l’indépendance :

\[ P(S)P(M)=0,48\times0,35=0,168. \]

Or :

\[ P(S\cap M)=0,18. \]

Comme \(0,18\neq0,168\), les événements ne sont pas indépendants.

Ensuite :

\[ P(S\cup M)=P(S)+P(M)-P(S\cap M). \] \[ P(S\cup M)=0,48+0,35-0,18=0,65. \]

Enfin :

\[ P(\overline S\cap M)=P(M)-P(S\cap M). \] \[ P(\overline S\cap M)=0,35-0,18=0,17. \]
Conclusion : \[ \boxed{P_S(M)=0,375,\quad P_M(S)\approx0,514,\quad P(S\cup M)=0,65.} \] De plus, \(17\%\) des élèves suivent l’option musicale sans pratiquer de sport.

Exercice type Bac 4 — Loi de probabilité avec paramètre

Une variable aléatoire \(X\) prend les valeurs \(-3\), \(1\), \(4\) et \(8\). Sa loi de probabilité est donnée par :

\(x_i\) \(-3\) \(1\) \(4\) \(8\)
\(P(X=x_i)\) \(0,20\) \(a\) \(0,25\) \(0,15\)
  1. Déterminer \(a\).
  2. Calculer \(E(X)\).
  3. Calculer \(E(X^2)\).
  4. En déduire \(V(X)\).
  5. Calculer \(\sigma(X)\), arrondi au centième.
  6. Interpréter l’espérance si \(X\) représente un gain algébrique en euros.
Indice méthode

On utilise :

\[ V(X)=E(X^2)-[E(X)]^2. \]
Correction détaillée

Les probabilités doivent avoir une somme égale à \(1\) :

\[ 0,20+a+0,25+0,15=1. \] \[ a+0,60=1. \] \[ a=0,40. \]

L’espérance vaut :

\[ E(X)=(-3)\times0,20+1\times0,40+4\times0,25+8\times0,15. \] \[ E(X)=-0,60+0,40+1+1,20=2. \]

On calcule :

\[ E(X^2)=(-3)^2\times0,20+1^2\times0,40+4^2\times0,25+8^2\times0,15. \] \[ E(X^2)=9\times0,20+1\times0,40+16\times0,25+64\times0,15. \] \[ E(X^2)=1,80+0,40+4+9,60=15,80. \]

Donc :

\[ V(X)=E(X^2)-[E(X)]^2. \] \[ V(X)=15,80-2^2=15,80-4=11,80. \]

L’écart-type vaut :

\[ \sigma(X)=\sqrt{11,80}\approx3,44. \]
Conclusion : \[ \boxed{a=0,40,\quad E(X)=2,\quad V(X)=11,80,\quad \sigma(X)\approx3,44.} \] Si \(X\) représente un gain en euros, le gain moyen théorique est de \(2\) euros.

Exercice type Bac 5 — Jeu équitable avec mise inconnue

Un jeu consiste à tirer une carte dans un paquet contenant \(10\) cartes : \(2\) cartes rouges, \(3\) cartes bleues et \(5\) cartes vertes.

Le joueur paie une mise de \(m\) euros.

  • S’il tire une carte rouge, il reçoit \(15\) euros.
  • S’il tire une carte bleue, il reçoit \(6\) euros.
  • S’il tire une carte verte, il ne reçoit rien.

On note \(G\) le gain algébrique du joueur :

\[ G=\text{gain reçu}-m. \]
  1. Donner les valeurs possibles de \(G\).
  2. Déterminer la loi de probabilité de \(G\).
  3. Exprimer \(E(G)\) en fonction de \(m\).
  4. Déterminer la valeur de \(m\) pour laquelle le jeu est équitable.
  5. Si la mise est \(5\) euros, le jeu est-il favorable au joueur ?
Indice méthode

Un jeu est équitable lorsque :

\[ E(G)=0. \]
Correction détaillée

Les valeurs possibles de \(G\) sont :

\[ 15-m,\qquad 6-m,\qquad -m. \]
Valeur de \(G\) \(15-m\) \(6-m\) \(-m\)
Probabilité \(\frac{2}{10}\) \(\frac{3}{10}\) \(\frac{5}{10}\)

L’espérance vaut :

\[ E(G)=(15-m)\times\frac{2}{10} +(6-m)\times\frac{3}{10} +(-m)\times\frac{5}{10}. \] \[ E(G)=3-\frac{2m}{10} +1,8-\frac{3m}{10} -\frac{5m}{10}. \] \[ E(G)=4,8-m. \]

Le jeu est équitable lorsque :

\[ E(G)=0. \] \[ 4,8-m=0. \] \[ m=4,8. \]

Si \(m=5\), alors :

\[ E(G)=4,8-5=-0,2. \]
Conclusion : \[ \boxed{m=4,8} \] rend le jeu équitable. Si la mise est de \(5\) euros, le jeu est légèrement défavorable au joueur.

Exercice type Bac 6 — Urne, tirages dépendants et loi de gain

Une urne contient \(5\) boules rouges et \(3\) boules bleues. On tire successivement deux boules sans remise.

À chaque boule rouge tirée, le joueur gagne \(4\) euros. À chaque boule bleue tirée, il perd \(3\) euros. On note \(X\) le gain total après les deux tirages.

  1. Calculer \(P(RR)\).
  2. Calculer \(P(RB)\) et \(P(BR)\).
  3. Calculer \(P(BB)\).
  4. Déterminer la loi de probabilité de \(X\).
  5. Calculer \(E(X)\).
  6. Interpréter le résultat.
Indice méthode

Les tirages sont sans remise : les probabilités changent au second tirage.

Correction détaillée

L’urne contient \(8\) boules : \(5\) rouges et \(3\) bleues.

1. Probabilité de \(RR\)

\[ P(RR)=\frac58\times\frac47=\frac{20}{56}=\frac{5}{14}. \]

2. Probabilités de \(RB\) et \(BR\)

\[ P(RB)=\frac58\times\frac37=\frac{15}{56}. \] \[ P(BR)=\frac38\times\frac57=\frac{15}{56}. \]

3. Probabilité de \(BB\)

\[ P(BB)=\frac38\times\frac27=\frac{6}{56}=\frac{3}{28}. \]

4. Loi de \(X\)

  • Deux rouges : \(X=4+4=8\).
  • Une rouge et une bleue : \(X=4-3=1\).
  • Deux bleues : \(X=-3-3=-6\).
\[ P(X=8)=\frac{5}{14}. \] \[ P(X=1)=P(RB)+P(BR)=\frac{15}{56}+\frac{15}{56}=\frac{30}{56}=\frac{15}{28}. \] \[ P(X=-6)=\frac{3}{28}. \]
\(x_i\) \(-6\) \(1\) \(8\)
\(P(X=x_i)\) \(\frac{3}{28}\) \(\frac{15}{28}\) \(\frac{5}{14}\)

5. Espérance

\[ E(X)=(-6)\times\frac{3}{28} +1\times\frac{15}{28} +8\times\frac{5}{14}. \] \[ E(X)=\frac{-18}{28}+\frac{15}{28}+\frac{80}{28}. \] \[ E(X)=\frac{77}{28}=\frac{11}{4}=2,75. \]
Conclusion : \[ \boxed{E(X)=2,75.} \] Le gain moyen théorique est de \(2,75\) euros par partie.

Partie VI — Bilan méthode

Ce qu’il faut retenir

  1. Une probabilité conditionnelle se calcule avec : \[ P_A(B)=\frac{P(A\cap B)}{P(A)}. \]
  2. Dans un arbre pondéré, on multiplie les probabilités sur un chemin.
  3. Pour obtenir une probabilité totale, on additionne les chemins compatibles.
  4. Deux événements sont indépendants si : \[ P(A\cap B)=P(A)P(B). \]
  5. L’espérance d’une variable aléatoire est : \[ E(X)=\sum x_i p_i. \]
  6. La variance et l’écart-type sont : \[ V(X)=\sum p_i(x_i-E(X))^2, \qquad \sigma(X)=\sqrt{V(X)}. \]
  7. Formule rapide de la variance : \[ V(X)=E(X^2)-[E(X)]^2. \]
Erreurs classiques : confondre \(P_A(B)\) et \(P_B(A)\), oublier un chemin dans la formule des probabilités totales, additionner au lieu de multiplier sur un chemin, confondre incompatibilité et indépendance, ou oublier de vérifier que la somme des probabilités d’une loi vaut \(1\).